de Régis Debray à Nicolas G.

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Dans son opus déjà cité sur ce blog “De Gaulle espérer contre tout”, Paul-marie Couteaux est pris d’un lyrisme agréable pour fustiger Régis Debray et sa vision d’une France, petit pays misérable sorti de l’Histoire avec panache un certain 18 juin …

Ces lignes me sont revenues en mémoire hier soir au terme d’une discussion passionnée avec mon peintre et banquier préféré :

“Si je vous lis bien, la France n’est plus même une puissance moyenne; elle n’est plus qu’une puissance passée, bonnement abolie, il ne lui reste qu’à éteindre ses feux, décrocher ses lustres en musique, organiser d’ultimes commémorations récapitulatives et glisser au néant […]

Qui êtes vous donc pour décrocher ainsi, du bateau tourmenté auquel leurs mains s’accrochent encore au milieu de l’océan mondialisé, non seulement les Français, mais toutes les nations, innombrables peuples qui ne disposent même pas, eux, du cinquième appareil industriel du monde, de la deuxième agriculture exportatrice, de la quatrième armée planétaire aujourd’hui déployée sur cinq continents, de l’arme atomique, d’un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU, de territoires répartis sur quatre continents et du deuxième espace maritime mondial; tous ces peuples qui n’ont pas reçu en héritage l’un des plus complets patrimoines que constituèrent jamais les nations, une littérature, des arts, un ensemble de représentations, de valeurs, de principes, d’images, un cinéma et par dessus tout une langue encore capable de concurrencer en bien des places l’anglo-américaine, oui tous ces peuples démunis qui ont quelquefois l’un de ces atouts mais jamais tous ensemble et qui constituent les trois quarts des hommes, qu’en faites vous, n’ont ils plus accès à l’Histoire, eux non plus, les condamnez vous du même trait au même néant, avec vos mouchoirs sans larmes?”

J’aime qu’on rappelle ainsi quelques évidences sur le soi disant déclin d’un pays bien plus puissant dans la réalité que ne pourrait le laisser croire l’objective analyse de son existence économique et financière. Non la France n’est ni morte ni mourante mais Paul Marie Couteux devraient apprendre à utiliser plus souvent les points dans ses phrases !

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