recherche chronorythmes désespérément ou la fatigue chronique

Share
winter is coming
winter is coming

La question revient chaque jour … “comment va” et ma réponse lancinante, répétitive, presque mécanique : “fatigué” … à en croire que derrière mes activités professionnelles ô combien prenantes, ma vie personnelle riche et mes amis compréhensifs se cache une sorte de flemme incontrôlable; un sentiment de lassitude de tout.

Pourtant ce matin, après une courte nuit et un nombre certain de cafés en aluminium, j’ai enfin eu la réponse à la question de ma fatigue chronique. J’étais coincé dans une rame de la ligne 13 entre une charmante jeune fille trop au fait de la qualité de son esthétique et un énergumène au cheveu gras pas encore touché par la grâce de la douche matinale, quand je réussis à jeter un œil à mon journal matinal. Le titre réveilla mes premiers neurones du jour: La fatigue chronique, un syndrome bien vivace.

Cette saine lecture m’appris que ma fatigue était probablement la conséquence “d’un rythme de vie urbain particulièrement trépidant ou d’un métier stressant cumulé à d’innombrables sollicitations (téléphone, courriels, etc.), elle atteint chaque année un Français sur deux. Un syndrome qui se distingue nettement de la simple fatigue, suite logique d’un effort soutenu ou d’un coucher trop tardif, et résolue par le sommeil”. Je ne suis donc pas seul à dormir et me réveiller fatigué par l’un de mes 4 réveils agressifs … je ne suis pas seul à me doper au café à haute dose toute la journée, à faire courir mes doigts toute la journée sur un clavier et mes yeux sur un écran pour me jeter tout habillé, le soir venu, sur un lit moelleux et accueillant en soupirant ma fatigue …

Yann Rougier, médecin spécialiste en neurobiologie et neurosciences explique que “notre époque a gagné en confort physique, elle a beaucoup perdu en confort neuropsychique.» A la racine de ce syndrome, une «expression psychique» trop importante qui conduit à fragiliser nos systèmes immunitaire et hormonal, révélant plusieurs symptômes: sensibilité accrue aux virus, manque de concentration, baisse de moral ou troubles de la mémoire et du sommeil…”

Me voici donc au fait du mal qui me crée poches sous les yeux et humeur de dogue allemand poursuivi par une horde de caniches !

La solution du cher médecin spécialiste : “C’est au patient de reprogrammer ses équilibres internes via une redécouverte de ses chronorythmes, dans son sommeil, son alimentation et son travail. Via également les vertus de la pensée guidée.”

Diantre !

ps. Oui Moman je commence les vitamines ce matin !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *