France, France, réponds à ma triste querelle… (intro)

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marianne

Que reste-t-il de la France, terre des droits de l’Homme et des lumières ? Que reste-t-il de ce pays qui louait tant le Progrès qu’il en fit une religion avec ses rites, ses gloires et ses cimetières ? Voici, chers lecteurs, une complainte bien connue et rabâchée ; la complainte de la Nation vertueuse déchue et abandonnée. Mythe républicain et révolutionnaire d’une France protégeant de ses bras nus l’humanité de la misère et de l’injustice. On peut remonter même plus loin dans l’histoire et retrouver Du Bellay qui pleurait cette mère sourde et aveugle qui l’abandonnât :

« France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.

Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
France, France, réponds à ma triste querelle.
Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix. »

Je ne suis pas poète et moins encore miséreux et pourtant je vois ici et là poindre peu à peu les preuves de l’indicible réapparition des sentiments les plus vils et néfastes qui font que la France n’est plus qu’un pays parmi d’autres, sans âme, sans projet, sans vision, sans ce qui a fait depuis plus de 200 ans sa renommée dans le monde.

Ces sentiments sont sociaux, culturels et politiques. Ils ont des noms : racisme, xénophobie, sexisme, homophobie, individualisme… Ils ont une réalité : la politique de l’UMP dictée par le souhait de plaire à la masse affligée par la peur ; la peur de l’exclusion sociale et la peur de celui qui y a déjà sombré.

Sombre tableau d’une société sans repère où ceux qui sont censés montrer le chemin, être selon leurs propres mots des «guides » pour la nation gouvernent en fonction des fluctuations de l’opinion publique supposée ou réelle. Ainsi le berger demande t’il chaque jour au troupeau le chemin sur lequel il souhaite être guidé sans réaliser qu’un jour peut-être le troupeau pourrait envisager de se prendre pour le berger et plonger ainsi les campagnes dans une anarchie animalière.

Je vous propose donc de me suivre cette semaine dans une plongée en eau trouble, au cœur de nos sentiments les plus vils … 1er épisode le racisme.

(à suivre)

4 thoughts on “France, France, réponds à ma triste querelle… (intro)

  1. La suite avec impatience … l'avant propos déjà très prometteur, j'ai hâte de travailler avec toi Pierre

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