J’ai rencontré Mylène …

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What Love is ...
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Mettons les choses au point de suite je n’ai pas rencontré Mylène Farmer et je ne vais pas en parler … parce que voyez vous, pour une fois je vais m’attarder sur le présent sans jeter le moindre œil sur l’histoire ou plus clairement le passé à oublier de certains de mes chers lecteurs.

Revenons en à nos moutons et dois-je le dire la formule élimée par le temps n’est pourtant pas là par hasard …

Depuis le temps que j’écoutais, attentif, les histoires de soirées d’un de mes ancien collègue qui me vantait avec moult détails Mylène et ses soirées, j’ai finis par craquer avec comme secrète crainte le risque de tomber sur le dit ancien collègue et de lui gâcher ainsi ce moment de volupté ! Rassurez-vous, il n’en fut rien.

Accompagné des plus courageux de mes amis, me voici donc un dimanche soir pluvieux en route vers la rue du Colisée, à deux pas des Champs-Elysées, pour rejoindre la boite dite « Les Planches ». Nous partîmes tôt et nous eûmes raison… deux joyeux drilles m’ont grandement manqué par la suite… arrivés trop tardivement ils furent contraints de rendre les armes devant une file d’attente digne de la pire des boites à frissons un samedi soir du mois de décembre …

Conseil n°1 : arrivez avant 21h30. Ceci est impératif mais ce ne devrait pas être trop compliqué si vous acceptez l’idée qu’à Paris, le dimanche c’est Tea Dance et qu’en conséquence les soirées commencent à 19h30.

Première surprise agréable, l’entrée est gratuite … vous vous contenterez de lâcher 2 € au jeune homme du vestiaire qui vous balancera dans la gueule le ticket … trop point n’en faut dans l’extase !

Conseil n°2 : choisir le bon mot de passe. A l’entrée vous trouverez des petits papiers avec des petits mots dessus du genre « adorable » « sexy » « célibataire » ou « volage ». ce petit mot vous collerez sur votre chemise amidonnée, il deviendra votre identité pour la soirée. Il convient donc de bien le choisir pour se mettre en avant mais sans publicité mensongère… je t’ai repéré le grand poilu de 40 ans avec l’étiquette « éphèbe » sur le torse !

Conseil n°3 : Toi qui viens en couple, de petite étiquette tu ne prendras point ! En effet l’étiquette sert simplement à te faire reconnaitre … dans un coin de la boite, à coté de l’espace fumeur tu trouveras un tableau avec toutes les identités, qui sert à s’échanger discrètement et efficacement des petits messages … un prix spécial peut être décerné à l’identité « aime ca » qui semble avoir obtenu une vingtaine de mots dans la soirée…

Allons à l’essentiel : une bonne soirée c’est un principe, une clientèle, de quoi boire et de la musique. La clientèle ? Une moyenne d’âge aux alentours de 25 ans, plutôt de bonne famille avec un gout marqué pour la coiffure ! On retrouve tout et n’importe quoi d’un point de vue capillaire … phénomène de génération ? je ne sais pas mais la coiffeuse du marais est là et bien là. Au cœur de la basse cour ca se drague, se frôle se regarde… on est largement en dessous de la moyenne parisienne pour le « bitchy eye » et c’est dans l’ensemble plutôt agréable et bon enfant.

La musique a pour sa part une moyenne d’âge beaucoup plus élevée que celle des danseurs et dois je le dire cela était un ravissement ! Les affligeants DJ des boites parisiennes ont tout à apprendre de la LIM ! en un mot mes oreilles, mes pieds et tous mes muscles disent merci à Mylène pour le choix musical !!

(pour info la conso est à 10 € … c’est scandaleux? non à Paris c’est cadeau!)

4 thoughts on “J’ai rencontré Mylène …

  1. Ce commentaire nous a l'air atrophié. Babette, s'il t'a fait mal, dis-le nous ! Même avec ton accent portugais, nous comprendrons ton "ché mal" !!!!!
    Taïaut !!!!

  2. « Doux Jésus ! » m’écriais-je telle Marie-Mylène…. raaah, vous m’en faites perdre mes cantiques ! Telle Marie-Madeleine dont vous devriez vous inspirer car à l’instar du Christ, je laverai moi aussi vos péchés dans vos larmes…

    Sachez que je partage votre curiosité de voir un jour ce genre d’événement, mais permettez-moi de n’en faire l’apologie. Il faut savoir raison garder au milieu de cette génération désenchantée où tout est KO !

    Là où je lève mon bouclier et tire à brûle-pourpoint, c’est sur vos premières lignes ! Vous attaquez sauvagement l’artiste iconique et immortelle qu’est la seule Mylène, et que j’ai pour ma part rencontré en tribune d’honneur lors d’un concert d’Archive, chouette groupe d’ailleurs. Nous avons les mêmes goûts, et je me suis sentie d’autant plus proche de la ravissante brunette venue seule avec son garde du corps admirer ces artistes britons certes mais de talent néanmoins. Je vous en prie, Prince noir de la cause Gaga, délivrez-moi de mon sang, d'un espoir, car en moi guette un silence sans fard, un nulle part, de lire votre opposition idéologique à la mère d’une génération au profit d’une soirée grisante semble-t-il festive et populaire, où les breuvages tutoyaient par leur prix ceux des grands palaces mais dont l’environnement dans lequel ils étaient servis vous faisait les percevoir comme des « cadeaux » !

    Je connais votre qualité d’auteur et votre penchant hédoniste mais si humain, que je ne saurais vous en tenir plus rigueur qu’à un autre, bien qu’à certains égards vous le méritassiez, et sais donc que par ce billet vous souhaitiez manifester un contentement tout naturel d’avoir passé un moment agréable, en compagnie pour le moins enviable. N’en profitez pas, chère hauteur, pour cracher sur des tombeaux dans lesquels vous enterreriez trop vite des artistes complets qui font certes les choux gras de la critique joviale, mais perdurent dans le temps et complaisent une grande partie de vos comparses de soirée dans leur fanatisme nostalgique d’une mélancolie cruelle aux accents d’humanité. Qui pourrait s’extraire de ces lignes, n’en être point touché : « C'est bien ma veine, Je souffre en douce, J'attends ma peine, Sa bouche est si douce » ? Sans prétendre forcément (quelques lignes ensuite oui oui) au nécessaire suicide d’une amoureuse de la mélancolie, la chanteuse au frère décédé et au singe décapité (si mes souvenirs de lecture Glamour sont bons – voire du Point figurez-vous : je me rappellerai toujours de cet article où le choc des cultures fut à son paroxysme entre Mylène (la seule) et mon actuel PDG, son voisin de pallier) est un personnage complet, festif. Elle m’accompagnait, ma bande d’amis et moi, lors de nos vacances d’adulescents sur la côte d’azur, et nous l’entonnions joyeusement lors de nos apéritifs gargantuesques et de nos soirées sans queue ni tête. Loin des mimétismes et des sosies maraisiens, notre vénération rugbystique par le style est restée car elle est s’est faite synonyme de bitures (hé oui, non pas de biroutes !) monumentales, de plages de sable fin, d’éclats de rire sous les palmiers, de joyeuses algarades fraternelles.

    Ainsi donc, cher auteur, lorsque vous pointerez du doigt la vraie Mylène qui pioche pour son répertoire dans les œuvres de Sand, Vian ou encore Saint-Ex, et que vous encenserez une piètre et pâle copie, organisatrice de soirées comme il en existe des milliers et dont la culture s’arrête musicalement aux classiques d’une seule décennie, sachez que l’arrière-garde vous regarde, que les miliciens de la rousse sont à vos trousses et s’émoussent à chaque secousse.

    Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
    Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !

    Ainsi soit Je,

    Mauricette

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