Domenech se révolte Via Le Monde

Share

Les moustaches de Raymond Domenech

L’ancien sélectionneur des Bleus Raymond Domenech, en conflit avec la FFF depuis son licenciement pour faute grave, prépare sa défense. Dans un communiqué, son avocat, Me Jean-Yves Connesson, annonce mercredi 8 décembre s’être adjoint les services de “la société de gestion et de communication de crise Laminak Conseil pour ne “plus voir [le] nom [de Raymond Domenech] et son image instrumentalisés pour masquer les manquements des instances du football”.

“Il s’agit ainsi de donner à la défense de Raymond Domenech les moyens de ne plus être le faire-valoir de la communication de différents acteurs du football”, peut-on encore lire dans ce texte. Une source proche du dossier interrogée par l’AFP précise que Raymond Domenech ne veut plus qu’on se serve de lui comme d’“une poupée vaudou pour masquer des querelles de personnes et des carences de la gouvernance à la FFF”.

Sur le site de Laminak.Conseil, il est précisé que la société propose, “après un diagnostic d’image, la mise en place de stratégies de communication innovantes” et qu’elle a mis en place depuis 2009 un pôle de gestion de l’image des sportifs. Elle travaille notamment pour le compte de Sébastien Chabal et de Lionel Nallet.

L’annonce faite par les défenseurs de Raymond Domenech intervient alors que le conseil des prud’hommes de Paris a fixé au 14 avril 2011 l’audience de conciliation entre l’ex-sélectionneur de l’équipe de France et la FFF, ce qui constituera la dernière étape avant que le dossier soit présenté devant le bureau de jugement. Raymond Domenech réclame 2,9 millions d’euros à la FFF au titre des indemnités de licenciement et de la réparation du préjudice professionnel et moral. Un montant jugé “extravagant” par Fernand Duchaussoy, président par intérim de la FFF, qui y voit “une provocation de plus de la part de l’intéressé”.

La FFF justifie le licenciement de Domenech pour faute grave en se fondant sur trois griefs : ne pas avoir serré la main de Carlos Alberto Parreira, sélectionneur de l’Afrique du Sud, ne pas avoir averti Jean-Pierre Escalettes, alors président de la FFF, des insultes de Nicolas Anelka, et avoir lu le communiqué des joueurs grévistes le 20 juin à Knysna.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *