Ma vie sans vous

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Je dois l’avouer, je suis un drogué. Un vrai « addict », pas seulement au coca cola, au gin tonic et au cigarettes blondes … Je suis accroc aux nouvelles technologies, aux réseaux sociaux, à mon téléphone sonnant, vibrant et clignotant à chaque fois que l’un d’entre vous bouge, change de position ou indique à la planète qu’il neige sur son bout de planète.

Avant toute bonne résolution de nouvelle année j’ai décidé d’un entrainement pour lutter contre ces addictions, enfin contre celle-ci, pour commencer.

Le 23 décembre, à 18H43 exactement, j’ai donc supprimé les applications twitter de mon droid et ai mis un terme à ma présence sur Facebook.

Depuis trois jours mon téléphone est redevenu un outil du XXème siècle. Il sert à téléphoner et ne vibre que quand un message m’est exclusivement et personnellement destiné… comble de l’antiquité, sa batterie dure désormais plus de 6h …

Du fond des plaines ardéchoises, sous les coups de butoir d’une tempête venteuse, me voici donc sourd et muet.

La main tremble bien un peu quand on entend un bruit électronique ou quand la poche vibre doucement… on se prend à oublier qu’en fait le reste du « monde » n’existe plus. On est plus vague sur les dates d’anniversaire, on souhaite le 24 ce qui aurait du attendre le 25 ; on se concentre davantage sur la conversation de son voisin de table ; on redécouvre la légèreté de poches non iphonisée, feux de cheminée où seul le crépitement des flammes fait rougir vos yeux.

On est loin et on est bien.

Le second jour, alors que le café se répand doucement dans mes veines, je réalise que le droid est resté en haut, prêt du lit branché à une prise en attente de rien.

Le troisième jour, j’entends au loin une petite musique ; et alors que je récupère Michel Houellebeck qui gisait au bord de mon oreiller je vois cette petite boite qui me fait un clin d’œil vert… elle m’appelle et me glisse à l’oreille que Mathieu est tombé nez à nez avec une poussette dans un avion.

Je me marre bêtement, seul à réaliser, devant mon feu de cheminée que vous m’avez manqué.

 

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