La révolution numérique se porte bien …

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L’homme moderne se complait à croire qu’il est le premier en tout. Le premier à découvrir les mystères de la vie, de la

La révolution numérique

terre, du ciel ; le premier à jouir des bienfaits de la science, à ressentir la solitude quand il vit au cœur de la multitude… l’homme moderne est donc égocentrique et bien prétentieux mais ça non plus, ce n’est pas une découverte.

Il y a néanmoins une chose qu’on ne peut enlever à l’homme moderne, c’est son incroyable soif de nouveauté, d’inventions qui petit à petit viennent modeler des formes de vie en société totalement méconnues auparavant, du moins dans les moyens utilisés. Du télégraphe du XIX ème siècle à Twitter que de chemin parcouru sur les outils, même si vous me l’accorderez, les objectifs restent identiques, se rapprocher et échanger au-delà de la distance géographique.

Face à ces révolutions technologiques, l’homme moderne croit avoir inventé la nostalgie du temps passé, de la nature et de ces hommes qui nous donneraient « envie de marcher à quatre pattes » comme le disait si bien Voltaire à propos de ce cher Rousseau. Vous m’avez compris, l’homme moderne n’a rien inventé dans ce domaine car de tous temps l’homme est nostalgique des « fleuves de lait et des rochers de chocolats » de son enfance.

Des bougies aux ampoules basse consommation, la France (et d’autres), a débattu sur le regret des odeurs des lampes à huile, à pétrole, à gaz ; le regret de la lumière brillante des ampoule à incandescence… Paris s’écharpait sur l’arrivée de l’automobile dans nos carrefours et sur ces feux tricolores qui saccageaient  l’environnement, déjà.

Un argument massue est généralement utilisé par les détracteurs des dernières évolutions technologiques : en a-t-on vraiment besoin ? La réponse est bien souvent « non  mais c’est bien pratique ». Peut on vivre sans TGV, téléphones portables, avions, climatisation, la réponse est évidente ; d’autres l’ont prouvé avant nous. Mais tel n’est pas le sujet ; le monde ne s’est jamais figé à un instant idéal que les hommes voudraient répéter jusqu’à l’infini. L’homme avance en bien ou en mal sur la route de la modernité, de l’innovation, pour le meilleur ou le pire, qu’importe il avance et personne ne peut stopper le train en marche alors mieux vaut encore l’accompagner dignement.

Sur son toujours excellent Blog, un ami s’acharnait ainsi le 7 janvier dernier sur les « tablettes » et autres « I-Books » ; deux jours avant de m’offrir, bien malgré lui, la tablette Archos sur laquelle je suis entrain de vous écrire…

Reconnaissons le l’Ipad est un gros Iphone sans l’option téléphone et les tablettes Archos ou Samsung sont des gros téléphones Android … sans le téléphone. Le pari ici fait est celui des applications, ces petits programmes qu’on télécharge et qui ont chacun un usage spécifique. L’application vient en fait remplacé les programmes qui vous amenaient avant sur Internet comme Safari, Internet explorer ou Chrome. Google va encore plus loin dans le pari des applications ; son Chrome OS qui vient concurrencer frontalement Windows 7 fait de votre ordinateur une boite à applications le rendant ainsi plus léger et rapide. Les ordinateurs sur lesquels nous travaillons sont le moyen-âge de l’informatique et nous voyons déjà poindre la renaissance.

Le marché des tablettes numériques n’est pas un échec ainsi, en 2010, les ventes de tablettes numériques ont rapporté en France 220 Millions d’€ avec 435 000 unités vendues, 160 000 de ces tablettes ont été vendues juste sur le mois de décembre 2010, soit près de 40% des ventes de 2010. Dans le monde ce sont 19,5 millions de tablettes vendues et les spécialistes prévoient 54 millions de ventes en 2011 ce qui augure bien pour Apple leader incontesté du marché.

Pour ce qui concerne les applications téléchargeables prenons un exemple, le Mac App Store a ouvert ses portes le 6 janvier dernier. Ce « market » a enregistré 1 million de téléchargements pour le première journée dont 90 000 téléchargements pour le logiciel gratuit Evernote, 30 000 téléchargements payants pour le jeu Chopper 2 (adaptation d’un jeu Iphone) au prix de 0,79€, 700 téléchargements payants pour le jeu 4×4 Offroad Racing au prix de 2,39€  etc…

Selon une étude réalisée par Chetan Sharma Consulting pour GetJar, le marché des applications mobiles devrait atteindre 17,5 milliards de dollars d’ici deux ans. Selon cette analyse, les revenus générés atteindront 17,5 milliards de dollars en 2012 contre 6 milliards de dollars en 2010, soit un quasi-triplement. Cela équivaut à 50 milliards de téléchargements contre 7 milliards en 2009.

Je finirai par quelques mots sur les Ibooks. Je partage totalement l’avis selon lequel on ne pourrait que regretter le plaisir de « caresser les pages »… mais voici un plaisir dont je ne me priverai pas !

Pour autant, est-il nécessaire de saccager autant de forets pour publier toujours plus de livres, de dictionnaires, de magazines et de journaux ? Ne peut-on lire le journal l’Equipe ou le magazine Première sur un support numérique adapté ?

Voici les questions que je soumets à votre sagacité et qui feront l’objet de nombreux débats entre hommes modernes dans les années qui viennent ;

IGTBB

 

 

 

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