J’ai rencontré Morlaix Part II

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Dans un post précédent, je vous contais mon périple vers « la Bretagne qui se mérite », celle qui est si loin que des légendes urbaines pèsent sur ses habitants, sa culture, sa météo …

Ce périple, vous le savez avait un but ultime : voir Morlaix ! Pour ceux qui ne le sauraient pas, cette bonne ville de Morlaix se situe à la frontière nord est du Finistère.

En me plongeant au cœur des méandres du web je découvre que la cité bretonne en question a été durement touchée par la crise économique des années 70 et qu’elle en porte encore aujourd’hui les stigmates sociaux. Ainsi Morlaix vieillit et se dépeuple doucement depuis la fin des années 60 lorsqu’elle comptait prêt de 20 000 habitants contre 15 000 aujourd’hui.

Morlaix, et ça je le découvre sur place, était plus qu’un port breton parmi d’autres. C’était la ville du tabac avec sa magnifique manufacture de tabac et d’allumettes, ilot industriel en marge de la ville qui marque un temps où l’industrie était d’Etat et qu’elle dictait le mode de vie et l’architecture de nos provinces.

D’architecture il en est bien question quand on découvre Morlaix et cela avant même que le train ne daigne s’arrêter. Alors que doucement les rails commencent à crisser et que chacun se jettent sur sa valise, ses manteaux et rattrape l’enfant partagé entre fatigue du trajet et excitation de l’arrivée ; vous découvrez par les fenêtres de votre TGV un immense viaduc surplombant la ville. En l’espace d’un instant cette vue, ce sentiment d’immensité vous réconcilie à jamais avec les architectes modernes qui surent noyer dans un paysage moyenâgeux les traces si majestueuses de l’industrialisation du 19ème siècle.

Vous saurez ainsi que Morlaix est située sur les pentes granitiques d’un vallon profond, au fond de l’estuaire du Dossen. Cette topographie avait poussé la Compagnie [ferroviaire] de l’Ouest à éviter de faire passer la ligne dans la ville. La municipalité avait alors protesté auprès de l’Empereur Napoléon III (oui je sais encore mais que voulez vous les faits sont têtus). L’Empereur donna raison à la ville et imposa un nouveau tracé de la ligne dans un environnement granitique fait de vallées profondes. Ainsi est né ce viaduc monumental long de 292 m et comprenant deux niveaux ;  niveau inférieur de 9 arches de 13,47 m d’ouverture et niveau supérieur constitué de 14 arches de 15,50 m.

Dans les paragraphes précédant, un mot prend tout son sens à Morlaix « moyenâgeux ». C’est la part de bonheur que l’on peut avoir en se baladant dans le cœur de la ville qui a su préserver les merveilles se son architecture : les maisons médiévales à pans de bois dites maisons à lanterne ou à pondalez.

Les aristocrates de la région se lançant dans le commerce abandonnent titres et châteaux et s’installent en centre ville. Ils font construire alors de magnifiques habitations en centre ville qui reproduisent l’idée de la salle commune de leurs châteaux abandonnés. Ces maisons s’organisent ainsi autour d’un hall qui s’élève sur trois à quatre niveaux organisés autour  d’un escalier en bois sculpté, cœur de la demeure. Un must à ne pas rater lors de votre visite.

Pour conclure je vous encourage à fuir les torpeurs de la vie quotidienne pour un beau moment de découverte sur les routes de Bretagne… en Morlaix vous trouverez un point de ralliement agréable en la maison des venelles, au cœur du Morlaix historique. Des amis se sont lancés dans l’aventure morlaisienne en acquérant cette demeure et en faisant un logement typique et accueillant pour vos week end et vos vacances. N’hésitez pas à aller visiter leur site internet en cliquant sur le lien suivant : la maison des Venelles.

IGTBB

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