j’ai croisé Ghisla, soeur de Charlemagne

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Charlemagne

Vous aurez beau chercher sur wikipedia ou google … point de Ghisla mis à part un ensemble d’articles plus ou moins favorables sur le premier roman de la journaliste Laure-marie Lapouge « Moi, Ghisla, sœur de Charlemagne ».

Nous sommes en octobre de l’an 808 dans le monastère de Chelles. Charlemagne, fils de Pépin le Bref et de la reine Bertrade, plus connue sous le nom de Berthe aux grands pieds est roi des Francs depuis 768 et empereur depuis 800. Sa sœur, Ghisla, décide de libérer son âme du pêché qu’elle partage avec son frère depuis des années : l’inceste. Ainsi Ghisla et Charlemagne vivent un amour passionnel depuis près de trente ans et auraient engendré trois enfants dont Roland, héros légendaire de Roncevaux. Tout cela dans le plus grand secret …

On le sent à la lecture des premières pages voici un premier roman dédié aux longues heures d’été des lectrices assidues de magazines féminins en mal de sensations et de transgressions…

On aimera le portrait de la cour royale carolingienne, les ballades sur les routes de ce qui deviendra l’Empire, la présentation des principaux personnages de la période et des traditions Franques… on aimera aussi le style de l’auteur qui, bien que se focalisant sur l’inceste tout au long du roman, parvient on ne sait comment, à éviter de sombrer dans le voyeurisme et le glauque.

A la fin de la lecture on se sent néanmoins trompés car malgré les études de l’auteur, sont soucis de peindre la société telle qu’elle était, le choix initial du sujet gâche le plaisir de l’ensemble. Laure Marie Lapouge aurait pu choisir n’importe quel époque, n’importe quel souverain ou personnage ; elle aurait pu abandonner l’aspect historique pour se concentrer sur un roman à proprement parler même si, bien sur, l’exercice aurait été plus difficile.

On ne croit rien de cette histoire et la mystification de cette idylle imaginaire jette un voile sur l’aspect « historique » du roman.

Lecture sympathique de vacances reposantes, ce premier opus disparait de notre mémoire ni laissant comme seule trace que le souvenir d’un moment de distraction romanesque parmi d’autres.

IGTBB

1 thought on “j’ai croisé Ghisla, soeur de Charlemagne

  1. tout à fait d'accord avec ce commentaire.

    Je crois toutefois avoir lu que le Roland né de la liaison de Charlemagne et de sa soeur n'était pas le Roland de Ronceveaux qui dans le roman était son père de circonstance Rodland. et le "traitre" Ganelon"qui a tenté de sauver le jeune Roland apparaît sous un jour meilleur que ce que l'histoire nous a appris.

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