Allez déborder ailleurs par Un odieux connard …

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Souvenez-vous du petit enfoiré qui demandait 20 brouillons en 1 heure

Ma très chère sœur m’a signalé ce petit bijou d’article que l’on peut retrouver sur le blog d’Un odieux connard (c’est le titre) … une merveille à suivre

début de citation:
Il nous arrive tous d’être débordés.

C’est ainsi ; roi ou mendiant, nos journées ne peuvent faire plus de 24 heures, et lorsque les activités commencent à se cumuler et l’emploi du temps à se remplir, il devient difficile de prendre en charge de nouvelles missions. Dès lors, on dit être « débordé« , réponse ultime faite à celle et ceux qui demandent s’il ne vous resterait pas un peu de temps, tels des punks à chiens vous demandant si vous n’auriez pas une petite pièce qui traîne devant Carrefour-Market, et à qui vous répondez avoir déjà tout donné.

Pourtant, ce qui n’est qu’un état passager chez l’être humain est pour certain un art de vivre ; mi-homme mi-agenda raturé, ces créatures de l’ombre rôdent sur nos lieux de travail, en quête d’une proie à qui expliquer qu’ils n’ont pas une minute de répit. Ces créatures échappées de l’enfer, ces monstres que l’on cache aux enfants sont pourtant parmi nous quotidiennement. Et vous en connaissez : pour parler d’eux, nous utiliserons donc le terme générique de « débordés« .

L’enfance du débordé : genèse d’un trou du cul

Souvenez-vous, déjà, bien avant le monde du travail : ces petits matins à patienter devant la porte d’une salle d’examens dans laquelle vous alliez passer quelque contrôle ; alors que vous discutiez tranquillement avec vos petits camarades, les yeux encore embués par le sommeil, il (nous dirons « il« , mais cela peut être « elle« ) débarquait d’un pas rapide en ouvrant des yeux ronds, attrapant le premier comparse à sa portée pour commencer sa longue litanie : « Haaan, j’ai trop pas eu le temps de réviser, ya trop de trucs« , « Je vais jamais y arriver !« , « C’est trop dur ce cours !« , avant de poser des questions à l’assemblée du genre « C’était en quelle année déjà tel évènement ? » ou « T’as réussi à tout apprendre toi ?« . Le débordé n’a jamais vraiment été humain : il n’est qu’une allégorie du stress incarnée sur Terre pour tenter de transmettre son mal à un maximum de personne. C’est une sorte de MST, avec un S pour social.

Le débordé a toujours eu cette petite voix et ce rire nerveux qui annoncent l’effondrement de vos barrières mentales, trompettes de Jéricho nerveuses vous donnant quasi-instantanément l’envie d’enfoncer votre poing très fort dans sa bouche sitôt que cette dernière commence à s’ouvrir. C’est pourquoi, vous vous en souvenez, lorsqu’enfin quelqu’un trouvait la force de l’envoyer chier afin de restaurer le calme matinal d’un couloir d’établissement scolaire, il s’empressait de s’asseoir au sol pour sortir de son sac des « fiches de révisions« , plus connues sous le nom de « mon cours complet écrit en plus petit » pour les érudits. On ne l’entendait alors guère plus, si ce n’est marmonnant ici ou là tel un adorateur de Satan (ou de Justin Bieber), ou trouvant la force de poser une énième question à une personne à proximité pour confirmer ce qu’il lisait dans ses fiches (de préférence, une question ultra-précise visant à laisser entendre à l’auditoire, ignorant la réponse, que personne n’avait suffisamment révisé). Si le débordé est une débordée, les fiches sont alors couvertes de petits coups de fluo multicolores. C’est trop kikinou.

Mais déjà, sa puissance ne s’en arrêtait pas à si peu : même en plein contrôle, alors qu’il lui était interdit de vous adresser la parole, et que vous vous affairiez à tenter de répondre à la question « La première guerre mondiale : une guerre totale ? » (votre réponse impliquant des points Total et des mugs à l’effigie de Clemenceau fut injustement méprisée), il continuait de marmonner dans son coin tout en s’exclamant de temps à autres « Monsieur ! Je peux avoir une autre feuille s’il-vous plaît ?« , mettant ainsi la pression à tout le reste de l’assemblée qui se demandait bien ce que ce petit enfoiré pouvait mettre dans sa copie pour avoir besoin d’autant de place. En général, vous pouviez échapper au débordé en vous barrant avant la fin de l’épreuve : même si celle-ci durait 4 heures, il restait jusqu’à la dernière minute et même plus, suppliant qu’on le laisse « terminer sa conclusion, juste une dernière phrase« . Hélas, sa dernière phrase n’est que trop rarement « Adieu, je vais me pendre« , malgré vos régulières et légitimes prières. Il n’y avait guère qu’en sport que le débordé ne faisait pas de zèle.

La suite de l’article en allant sur le blog d’un odieux connard (il faut faire un clic sur le lien les enfants)

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