Sarkozy à Benghazi … ENFIN

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Benghazi en Lybie

Un professeur d’économie avait l’habitude de répéter à l’envie que « même une horloge arrêtée donne l’heure exacte deux fois par jour, ou en d’autres termes, même un imbécile est capable de donner, parfois, une bonne réponse ». Ce théorème des plus clairs s’est vu donner une réalité par notre président Nicolas Sarkozy qui, une fois n’est pas coutume, a pris une excellente décision politique, qui plus est dans le domaine international.

On va me dire que même quand il agit bien je trouve le moyen de le critiquer et c’est vrai, j’avoue mais n’expie point ma faute…

Qui êtes vous M. Sarkozy ? l’homme qui en cette soirée de mai 2007 témoigne devant le monde que la politique étrangère de la France ne tolèrera plus de rapports amicaux avec des dictateurs… Celui qui reçoit Mouammar Kadhafi à l’Elysée avec tous les honneurs, le chef du parti qui signe un accord de collaboration avec le parti communiste chinois, le chef du Gouvernement dont la ministre des affaires étrangères propose sa collaboration pour mater la rébellion tunisienne, celui qui intervient militairement pour faire chuter le dictateur Mouammar Kadhafi, celui qui réintègre le commandement de l’OTAN, celui qui critique le rôle de l’OTAN et refuse de lui laisser la main en Lybie…

Je ne sais pas vraiment ce que peut être votre ligne politique et probablement, ce sentiment ne doit pas vous être totalement étranger.

Quoiqu’il en soit, Monsieur le Président, voici enfin venue votre première action de Président. Et ce n’est pas parce que vous prenez les armes et que ca vous pose un homme mais parce qu’en l’espace d’une semaine vous avez renoué avec la tradition diplomatique française et oublier vos marottes politiques habituelles. Avec le bras d’honneur à l’OTAN qui, disons le, n’a rien à faire en Afrique du Nord, vous faite rentrer (temporairement?) dans leurs niches les pantins issus d’une Europe de l’Est qui n’a pas encore réussie à penser par elle-même et se réfère toujours au grand frère américain, la Merkel pathétique meneuse d’une diplomatie d’épicière qui balaye les avancées historiques de son prédécesseur…

Vous voilà seul avec la perfide Albion à mener une bataille « juste ».

Qu’importe que la décision ait un arrière gout de politique intérieure, qu’importe même qu’elle soit issue de l’influence de Bernard-Henri Lévy (Ô mon Dieu la France en est donc là … à avoir BHL pour muse diplomatique …) qu’importe que vous ne sachiez pas où vous nous mener et pourquoi … la décision est bonne et il est au moins une ville dans le monde où un peuple peut crier « merci Sarkozy » … c’est Benghazi.

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