Mettre à mort les cafés parisiens

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Ne les entendez vous pas pleurer chaque jour dans la presse ces pauvres commerçants, ces tenanciers de bars, de restaurants qui n’en peuvent plus de nous, misérable clientèle leur tournant le dos sans prendre conscience qu’en dégustant nos propres sandwich nous détruisons l’emploi d’honorables citoyens…

La Perle ... la bière à 6€ je dis NON
La Perle … la bière à 6€ je dis NON

Chers amis commerçants comment vous dire …. Mais sincèrement du plus profond de mon cœur, j’attends avec une impatience scandaleuse qu’à force de vous fuir, votre clientèle plus dégoutée que désabusée ne vous force à fermer définitivement vos infâmes devantures où chaque soir vous pratiquez le vol organisé et légal.

Je l’avoue les mots sont forts mais ils sont, soyez en assurés à la mesure du dégout que je ressens chaque jour passé à Paris à consommer vos mixtures hors de prix et à supporter ce que d’aucun ose appeler « la qualité de votre service ».

Je vais prendre deux exemples qui se déroulent vendredi 15 avril 2011. Mes amis fatigués de se flétrir toujours aux mêmes terrasses décident de m’emmener sous de nouveaux cieux semble t’il plus adapté à leur humeur du soir. Nous voici donc en route vers une première institution : La Perle. Ce café fait les belles heures  du 78, Rue Vieille du Temple dans le 3ème arrondissement de Paris.

Bar de quartier où, quelques années plus tôt, j’appréciais à me retrouver avec une amie aujourd’hui londonienne, passionaria de DJ échevelés, pour savourer nos questions existentielles autour de verres de vin ; l’endroit est devenu « à la mode ». Il est bourré de bourgeois artistiques qui se prennent encore pour des BoBo. Si le service y est naturellement désagréable, la clientèle est pathétiquement beauf tant elle est snob. Ce que vous savourerez le plus, coincés sur le trottoir, entre les camions poubelles qui menacent de vous écraser au passage, c’est ce gobelet en plastique rempli d’une Heineken que la maison vous aura vendu 6€ … une bière dans un bar de quartier qui se revendique « authentique » ca se paye au prix fort ! Alors oui disons ensemble : mort à La Perle.

Une fois ma bière bon marché avalée à défaut d’être digérée, nous prenons la direction du Pick Clops qui se trouve au 16 de la même rue même si administrativement nous basculons  dans le 4ème arrondissement.

Le Pick Clops, je vous conseille le serveur à la barbe poivre et sel surnommé "M. Connard"
Le Pick Clops, je vous conseille le serveur à la barbe poivre et sel surnommé “M. Connard”

L’endroit est dans le même esprit vous savez le genre bistrot parisien typique c’est-à-dire relativement mal agencé, plein comme en enclos de bovins en attente pour l’abattoir. Là mes amis aucun doute nous sommes à Paris. Nous étions 6 à espérer une table où nous pourrions déguster de la nourriture qui, je le reconnais n’étais ni mauvaise ni hors de prix pour un parisien, quand j’ai assisté en spectateur médusé à une scène des bistrots de la capitale. Un homme, la quarantaine bien avancée, seul, voit une table pour deux personnes libre dans un coin. Il s’avance et tire la chaise. A cet instant, derrière le bar, un serveur sans âge, la barbe poivre et sel, s’exclame « HEY vous allez où là ? » L’homme interloqué arrête son mouvement et répond « qui moi ? elle est réservée ? » Réponse de M. Connard « OUAAAIS C’EST CA » « bon ben puisque elle est réservée… » « ben ouais c’est ca »… L’homme sera installé un peu plus loin et la dite table restera vide jusqu’à notre propre départ du café.

Monsieur Connard est venu également faire son « travail » à notre table. Son travail, je le rappelle car il semble ne pas le savoir c’est « servir » la clientèle et non pas l’invectiver, la mépriser ou je ne sais quoi d’autre et si vraiment ca gonfle Monsieur Connard d’être « au service » des autres qu’il change de métier. En attendant ce moment bénit je le dis à mon tour : mort au Pick Clops

IGTBB

4 thoughts on “Mettre à mort les cafés parisiens

  1. Certes nombreux serveurs parisiens sont à la limite, voir font franchement mal leur métier. Mais de là à mettre tout le monde dans le même panier en prenant comme exemple les plus snobs du Marais…
    Et si les endroits sont “plein comme des enclos à bovins prêts pour l’abattoir”, ce n’est pas reprochable au restaurateur, mais plutôt aux bovins, non?

    1. Je suis d’accord. Bien sur il y a des exceptions et les généralités sont le pendant désagréable d’un coup de gueule … Pour autant personne ne peut nier un véritable problème spécifiquement parisien en ce qui concerne la qualité du service (et pas seulement dans les bars et restaurants … que dire des magasins) …
      Enfin sur le côté “bovins” là encore c’est vrai tant pis pour les vaches qui acceptent cette situation mais encore faut il trouver des endroits à Paris où l’on ne colle pas toutes les tables dans un tout petit espace… si tu en connais je suis preneur 🙂

  2. T’es rude, @itsgoodtobeback, j’ai beaucoup fréquenté ce bar, je n’ai jamais été mal accueilli… (c’était il y a qqs années)
    @tonton_phil

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