Mais pourquoi Bernard Debré en veut-il à DSK ? Par Zineb Dryef Rue 89

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Bernard Debré et DSK
Bernard Debré et DSK

Et de quatre ! Depuis l’annonce de l‘arrestation de Dominique Strauss-Kahn, Bernard Debré, député de Paris, a multiplié les déclarations. En déplacement en Chine, l’urologue a d’abord posté une note de blog qualifiant le directeur du FMI « d’escroc intellectuel » et « d’obsédé sexuel ».

Dans un passage qui semble avoir été dicté par la rage, Bernard Debré écrit :

« Trop c’est trop, vous avez humilié la France ! Vous l’avez ridiculisée. Les socialistes qui vous faisaient confiance doivent être rouges de honte et de fureur. […] Quand vous sortirez de prison, disparaissez dans votre ryad, ne vous justifiez pas, ne dites plus rien. Vous avez été une fausse valeur, un obsédé sexuel, un escroc intellectuel. Vous avez sali votre pays. Ce que je vous souhaite c’est maintenant de vous soigner, il existe des médicaments pour les délinquants sexuels. J’ai honte car vos frasques risquent une nouvelle fois de donner des voix aux extrêmes. Disparaissez et vite. »

« Il se vautrait dans le bling-bling, maintenant, c’est dans le sexe »

Alors que toute la classe politique, à droite comme à gauche, a plutôt réagi avec mesure, Bernard Debré est le seul à avoir condamné Dominique Strauss-Kahn aussi fermement. Interrogé par Europe 1 lundi 16 mai, il a ainsi réitéré ses accusations :

« Il se vautrait dans le bling-bling, […] maintenant, c’est dans le sexe. C’est inacceptable. La présomption d’innocence, bien sûr ! Quand les policiers viennent vous prendre dans l’avion […] c’est une récidive. Bien sûr, qu’il y a la présomption d’innocence, mais vous pensez que la police viendrait chercher un homme comme lui dans un avion d’Air-France ? Je trouve ça misérable et humiliant. »

Mais de toutes ses déclarations, la dernière est la plus sidérante. Dans un entretien accordé à Lexpress.fr, le député laisse entendre que DSK serait impliqué dans d’autres affaires d’agressions sexuelles :

« Il faut sortir de l’hypocrisie. Ce n’est pas la première fois que DSK se livrait à ce genre d’agissements au Sofitel. C’est là qu’il descendait toujours. Ça s’est produit plusieurs fois et depuis plusieurs années. Tout le monde le savait dans l’hôtel. »

Le groupe Accor a démenti ces accusations :

« Les allégations, proférées par un parlementaire français à l’encontre de la direction du Sofitel New York et laissant entendre que celui-ci cachait des agissements répétés d’agressions sexuelles, sont sans fondement et présentent donc un caractère diffamatoire. »

Bernard Debré « n’est pas un concierge »

Nous avons essayé de joindre Bernard Debré à plusieurs reprises dans la journée de lundi, en vain. Ses collaborateurs nous ont répondu ce mardi que l’article de l’Express ne reflétait pas tout à fait sa pensée :

« Ce n’est pas une concierge, Bernard Debré ! Il n’a jamais dit qu’il y avait d’autres cas d’agressions au Sofitel ! C’est un malentendu. »

Le journaliste de l’Express confirme, lui, avoir retranscrit fidèlement les paroles de son interlocuteur et maintient l’intégralité de l’article.

La fin de l’article sur RUE 89

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