Quelques mots de Slavkov

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“Ca s’en va et ca revient” les souvenirs de l’enfance ou de l’Histoire… vous savez celle avec un grand H; celle qui fait vibrer le cœur de quelques hommes qui s’enivrent des souvenirs de leurs ancêtres. L’Histoire, ce parent pauvre de l’éducation nationale au temps où l’actualité balaye l’analyse, où la science méprise le rêve et efface nos légendes. L’Histoire n’est pas une science, c’est un rêve qui s’appuie sur des faits, les extrapole, les enjolive et les place au cœur d’une réalité parallèle : le passé plus ou moins transfiguré par les œillères du temps présent.

L’Histoire est vivante, elle évolue au gré des temps et des inflexions du pouvoir en place ; elle fait de Vercingétorix un héros français, un symbole de résistance. Elle fixe des limites, encadre nos vies dans des périodes. Elle reprend les idéologies à son compte pour vérifier une logique de l’évènement, ligne droite infinie ou cercle répétitif ; l’histoire peut elle seulement avoir une fin ?

Art insaisissable, l’Histoire est Dieu. Elle nous permet de donner un sens à ce qui n’en a peut être aucun. Elle nous donne une famille, un passé pour éclairer ce que nous sommes. Elle nourrit notre besoin de mieux nous connaitre, d’enfin nous comprendre.

L’Histoire est une somme des êtres, des sentiments et des pulsions humaines… Elle est à l’image de ce nous sommes, fuyante, bouleversante, fausse, imaginative mais jamais austère si ce n’est accordons le quand elle s’écrit en lettres noires sur les cahiers de spécialistes frustrés cherchant à tout prix à en faire une science.

Des dates, des noms résonnent dans nos mémoires, tronqués, différents selon les pays et les langues. Il en est un qui m’est plus cher que d’autres : Slavkov. Encore lycéen et tournant d’improbables pages noircies par le temps j’avais trouvé ces lignes qui me sont instinctivement devenues agréables :

« Deux armées qui combattent, deux soldats dans le noir […] Slavkov, ton nom résonne à trois reprises dans ma mémoire, Slavkov n’oublie pas le sang versé, ne pardonne pas  les bruits blasphémateurs que tu entends dans tes prairies. Ces douces percussions c’étaient les canons oubliés qui faisaient place à l’étreinte de deux âmes … c’était mon cœur »

IGTBB

Bicouac de Napoléon Ier à la bataille d'Austerlitz via http://www.napoleonicsociety.com

3 thoughts on “Quelques mots de Slavkov

  1. l'Histoire ! quelle blague de nos jours bien sur qu'elle n'intéresse plus personne et d'abord quelle histoire ? nous sommes des millions à venir d'horizons différents (il était un temps où nos horizons se limitaient à l'Europe) le sourire d'antan lorsque l'on demandait aux petits Algériens de chérir "leurs" ancêtres les Gaulois est devenu rictus car nos ancêtres sont aussi Godons, Mings, Moghols, Peuhls et que sais-je encore. Il nous faut trouver un génie qui saurait réécrire notre histoire.

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