La Grèce brule t’elle?

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Des manifestants contre la barrière qui protège le Parlement, le 15 juin, Reuters)

Les nouvelles affluent sur les “téléscripteurs” de la presse internationale :

“Des dizaines de milliers de personnes sont actuellement dans les rues d’Athènes en milieu de journée. Alors qu’un bloc de manifestants est parvenu à rompre le cordon policier qui protégeait les palais présidentiels, la police a eu recours aux gaz irritants pour disperser le groupe à une vingtaine de mètres seulement du palais présidentiel (vous pouvez suivre ici un direct télévisié, en grec, des événements).  Sept personnes dont un membre des forces de l’ordre ont été blessées selon une source des policières.”

Ainsi, depuis ce matin, ils affluent par milliers sur la place centrale de Syntagma devant le Parlement à Athènes ces “indignés” qui n’ont en commun qu’une immense face aux plans d’austérité mis en place par leur gouvernement, un incroyable sentiment de rejet de ce que certains appellent “la manière dont le monde fonctionne”. Ils sont fatigués d’être les victimes expiatoires de l’inégalité chronique dont se nourrie notre société. C’est là leur seul point commun. pour le reste ils sont issus de la gauche ou  de la droite nationaliste. bien souvent ils n’ont aucune appartenance politique, simples citoyens que l’ignorance et l’aveuglement des dirigeants du “monde” transforment peu à peu en révolutionnaires.

Athènes est submergée par des drapeaux grecs, espagnols, de banderoles où sont inscrits ces mots chargés d’histoire «No pasaran», «Résistez»

Ils savent que personne ne cherche, ni à Athènes, ni en Europe, à sauver la Grèce. La seule obsession, compréhensible au demeurant c’est de sauver l’EURO. Face à la situation économique et budgétaire de ce pays il n’existe que deux solutions pour sortir de l’ornière : se déclarer en cessation de paiement au moins pour la moitié de la dette et dévaluer d’au moins 30 % la valeur de la monnaie, donc faire sortir la Grèce de l’Euro. De Bruxelles à berlin en passant par Rome et Madrid, personne ne veut entendre cela car chacun sait que l’effet boule de neige sera dévastateur et mettrait un terme à la monnaie unique européenne… Après la Grèce, le Portugal, l’Espagne puis l’Italie et la France pourraient être lâchés par l’économie mondiale et sombreraient à leur tour dans l’enfer de la société libérale internationaliste.

Plutôt que de sauver les Grecs continuons donc à sauver l’Euro en diminuant salaires et retraites, en enclenchant un vaste mouvement de paupérisation des classes moyennes et modestes, en enclenchant puis nourrissant un vaste mouvement de révolte des peuples d’Europe qui finalement aura le dernier mot. Décidément l’avenir semble désormais à portée de main …

Finissons avec un commentaire d’un lecteur de Libération aux évènements grecs : le Gourdin dit ” Il s’agit d’une illustration de l’échec cuisant du socialisme, de l’interventionnisme et de la gabegie étatique. La seule issue est le retour de la responsabilité à tous les échelons, du principe de subsidiarité et du vrai libéralisme.” … voilà un garçon qu’on aimerait rencontré un jour de pluie au comptoir du troquet le plus pitoyable de la banlieue d’une ville lointaine pour qu’il nous explique les mystères de son cerveau !

IGTBB

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