Une semaine à Saint-Pierre-et-Miquelon

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un phoque un peu curieux
un phoque un peu curieux

Ils peuvent sourire en me voyant partir au loin ; quand certains se prélassent dans les salles climatisées de la Polynésie française ou de la Nouvelle Calédonie, mes pérégrinations professionnelles me portent en Atlantique Nord, dans ces terres trop souvent oubliées de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Sachez le, l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est constitué 8 îles, dont 2 seulement sont habitées toute l’année. Il est situé dans l’Atlantique nord entre 46°45′ et 47°08′ de latitude nord et 56°07′ et 56°31′ de longitude ouest, à 20 km au sud-est des côtes canadiennes de la province de Terre-Neuve et Labrador, à 300 km au nord-est de la province de Nouvelle-Écosse… Nous sommes alors à 4 750 km de Paris.

La commune de Saint-Pierre compte 6000 habitants et celle de Miquelon Langlade à peu prêt 600. Qu’importe ce qui se dit, ou ce qui s’oublie, ne dite jamais à un miquelonnais qu’il est saint-pierrais … malheureux que vous êtes… les premiers sont traditionnellement les descendants de familles acadiennes qui ont été chassées par la perfide Albion des territoires français du Canada ; les seconds sont les héritiers des fiers marins bretons et basques qui péchaient la morue dans les eaux glacées de la région.

Les chevaux sauvages de Miquelon
Les chevaux sauvages de Miquelon

Ils me regardaient goguenards, les petits parisiens, prendre mes bagages pour traverser l’Atlantique au beau mois de juin priant pour que la brume et la pluie lèvent leur voile sur ces quelques jours perdus au milieu des pêcheurs…

Qu’ai-je vu mes amis à Saint-Pierre-et-Miquelon ? J’y ai vu des places de village ensoleillées, des enfants torse nu jouant au football, profitant de cette lumière qui fait si défaut les autres mois. J’ai rencontré des hommes et des femmes aux regards chaleureux et accueillant. Je me suis gavé de saumon, coquilles Saint-Jacques et autres délicieuses spécialités dans le meilleur restaurant basque jamais essayé…

Sur un bateau différent chaque jour, j’ai vogué au milieu des oiseaux autour de l’île qui leur est réservée et cela me mena jusqu’aux merveilles de Langlade, antre de la nature avec ses chevaux en semi liberté et ses phoques fainéant mais tellement curieux qu’ils ne peuvent s’empêcher de pointer leurs museaux poilus vers les objectifs des touristes de passage…

Certes je n’irai pas m’installer à Saint-Pierre-et-Miquelon, pas plus que je ne rejoindrais une petite ville du centre de la France, mon cœur et ma vie sont inscrits pour longtemps dans ces grands ensembles urbains qui ne laissent jamais en paix ; mais quelle beauté, quelle sérénité dans ces paysages merveilleux !

IGTBB

4 thoughts on “Une semaine à Saint-Pierre-et-Miquelon

  1. Dire que les phoques sont paresseux, n'est ce pas un préjugé d'être humain, car eux mêmes peuvent te considérer comme paresseux puisque tu prends un bateau au lieu de nager, ils pourraient même dire que tu es frileux.

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