Le grand écart de Ségolène Royal

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Ségolène Royal en larmes au soir du 1er tour des primaires

Ségolène Royal, éliminée à l’issue du premier tour de la primaire socialiste (moins de 7 % des voix), a annoncé mardi à l’AFP qu’elle soutenait au second tour François Hollande, notamment pour “amplifier” l’avance qu’il a prise dimanche dernier sur ses rivaux. “J’apporte mon soutien à François Hollande pour trois raisons : il est arrivé en tête du premier tour et il est légitime d’amplifier cette avance, les solutions neuves que je défends seront prises en compte dans le programme du candidat : réforme bancaire, lutte contre les licenciements, moralisation de la vie politique avec le non-cumul des mandats et mutation écologique de l’économie”, a-t-elle déclaré à l’AFP.

Rien n’était politiquement, ou oserais je le dire idéologiquement, moins certains. Toutes les thématiques de campagne de Ségolène Royal étaient peu ou prou reprises par Martine Aubry dès le 1er tour, à l’exception de quelques propositions rejetées par ailleurs par l’ensemble des compères de cette primaire.

Alors pourquoi choisir François Hollande?

Je vois en fait trois raisons principales: la première est cette fameuse notion de « pacte ». On oublie trop souvent qu’il y avait un pendant au pacte Aubry/DSK c’était celui quasi officiel entre S. Royal et son ex concubin, à savoir que le moins bien placé soutiendrait l’autre s’ils ne se retrouvaient pas tous les deux au second tour.

La seconde raison réside naturellement dans les liens qui persistent entre les deux candidats, des liens familiaux au travers de leurs enfants. On peut naturellement imaginer qu’il aurait été compliqué pour S. Royal d’assumer participer à la défaite du père de ses enfants face à ces derniers.

La troisième raison, et ce n’est pas la moindre, ce sont les stigmates du congrès de Reims. Les deux femmes fortes du PS ne se sont jamais appréciées et des rumeurs courraient en 2007 sur la réalité du vote de l’électrice Aubry au 1er tour de l’élection présidentielle. Cette inimitié qui date de l’époque où elles étaient toutes deux ministres a éclaté en plein jour lors du congrès de Reims où Martine Aubry bat Ségolène Royal dans des conditions de vote peu claires.

Quoi qu’il en soit, le risque est énorme pour Ségolène Royal de perdre les 6% de crédibilité qui lui restent. Comment ses électeurs, attirés par son discours très à gauche, reprenant des propositions de JL Mélenchon, pourraient ils se retrouver dans l’attentisme corrézien  de l’héritier politique de Jacques Chirac? (ne hurlez pas c’est du sarcasme)

 

 

Ségolène Royal, François Hollande les jours heureux

 

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