Mon dernier regard sur 2011 : vous et moi

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Elle s’est éteinte 2011, elle devient un souvenir. Elle laissera surement quelques vagues traces dans ma vie : une année de préparation à l’avenir, de choix parfois difficiles, de surprises plus ou moins sympathiques… En tout cas pas une année vierge.

C’est étonnant comme votre vie peut changer en l’espace de quelques mois, sans en avoir l’air, de par les simples interactions sociales qui vous construisent et vous font avancer. Vous savez quoi et bien moi je n’ai strictement rien changé en l’espace de 12 mois, ce sont tous les minuscules atomes autour de moi qui ont virevolté pour faire de mon espace social du 1er janvier 2012 un panorama bien différent de celui qui date de tout juste un an.

Il y a ces amis de toujours qui ont réapparu, de ces relations qui sont si profondément ancrées dans votre histoire qu’après plusieurs années de silence rien n’a changé, les sentiments sont toujours puissants ils vous arrachent de votre quotidien pour vous plonger dans un monde qui n’existe plus. Ces fantômes de votre existence ne sont pas des amis au sens brinquebalant de la société facebokienne, ce sont des membres de votre famille des parties de votre vie et chaque moment passé en leur compagnie est simplement une dose de drogue rajeunissante qui coule dans chaque petite veine de votre corps vieillissant.

Il y a ces amis pour qui 2011 restera comme la pire des années qu’on puisse imaginer, qu’on a envie de prendre dans ses bras pour apaiser leur chagrin, l’espace d’un instant, et les aider à avancer vers les mois ensoleillées de 2012 où, on en est bien certains, les nouvelles seront enfin bonnes et agréables.

Il y a ces amis avec qui partager un petit moment, un verre, un repas, un spectacle ; ces gens qui ont des conversations qui dépassent leur simple microcosme parisien, qui vous apaise l’esprit, vous font sourire et vous donne envie de revenir. Ils sont la définition même du mot “ami”.

Il y a ce travail avec les pipelettes, les dossiers à la con auxquels vous ne comprenez rien et le reste, tout le reste, ces petits signes de reconnaissance qui vous font comprendre que le pari engagé il y a 5 ans est gagné, la confiance de vos patrons et de vos collaborateurs, cette confiance et cette simplicité d’action qui vous soufflent à l’oreille qu’il est temps de passer à l’étape d’après.

Il y a la convoitise que j’ai démasquée en une soirée électorale de septembre, elle m’est devenue rapidement indifférente. Je pardonne facilement les trahisons, les faiblesses, les mensonges et même le fait d’être doucement et régulièrement pris pour un con ; j’ai plus de difficulté à pardonner le manque de classe parce que finalement quand on a mal agi le mieux pourrait être de prendre son courage à deux main, de dire « pardon » puis de se faire discret. C’est ainsi en tout cas que  pour ma part que j’ai été éduqué mais là encore tout est question de valeurs.

Il y a aussi ces amitiés poussières qui ne sont pas sans lien avec l’épisode précédent, qui varient en fonction des saisons et qui vous replongent dans l’aspect le plus avilissant des années collège. C’est grâce à elle que j’ai découvert qu’à 30 ans on pouvait en avoir 16, qu’on pouvait avoir des métiers respectables, des valeurs constamment réaffirmées dans l’atmosphère des terrasses enfumées des trottoirs parisiens et faire preuve d’une grande lâcheté. Décidemment je n’ai pas très envie d’avoir 16 ans.

Il y a l’amour, celui qui couche dans votre lit tous les soirs, qui prend soin de vous quand vous allez moins bien, qui vous laisse lui rendre la pareille. Il y a l’amour, celui qui pique et qui apaise, celui qui est votre présent et votre avenir, qui s’impose peu à peu comme la fondation de votre être. Il y a l’amour qui est peu à peu identifié à vous-même, vous savez que les autres l’accepte quand d’un coup d’un seul il y a deux noms sur vos cadeaux de Noel. Il y a l’amour qui vous contraint à remplacer le « moi » et le « mon » par le « nous » et le « notre » … c’est un apprentissage quotidien des plus agréables…

Il y a la famille, improbable agora de personnalités flamboyantes où chacun cherche sa place et son rôle. Tous issus du même noyau nous avons développé nos propres microcosmes familiaux avec leurs règles et habitudes. Je vois mes neveux et nièces grandir certains s’engagent dans une crise d’adolescence magique sur le thème « famille de merde », d’autres se construisent un avenir professionnel sans pour autant oublier la fête… je les vois se construire plongés dans « les plus belles années »…

Et puis il y a VOUS ! Vous qui depuis fin aout 2010 lisez ce blog ou passez par là au hasard de vos recherches google. Vous qui cette année avez été 88 802 à vous rendre sur ces pages et surtout à y revenir pour faire atteindre au blog le chiffre de 571 000 pages visitées en 1 an. Vous qui êtes 650 abonnés au compte facebook du blog, 72 au compte twitter ouvert il y a 2 semaines et qui, je l’espère, aller rejoindre la page Google+ ouverte le 30 décembre. Vous, enfin, qui êtes à ce jour 85 abonnés au blog par email…

A vous tous, amis lointains, amis chers, amis quotidiens, amis poussière, amour, famille et lecteurs je souhaite une excellente année 2012.

2 thoughts on “Mon dernier regard sur 2011 : vous et moi

  1. Et ben tiens voilà,

    Au hasard de mes pérégrinations matinales, n'est-il pas plaisant de papillonner un peu sur ces quelques lignes où une fois de plus, sans y être invitée, sans y être citée, je me reconnais en ces lignes.

    Non pas dans l'amour qui se lève tous les matins à vos côtés, chère Hauteur, car dans ce cas, mon mari eût pris bien de la plume et du style sans que je ne m'en aperçoive ; remarquez, l'amour rend aveugle, mais je n'ai jamais aussi bien vu…

    Bref, disais-je, on se reconnaît dans un paragraphe : on est émue, on est aussi rassurée car ça évite la phrase toute préparée du : "Mufle ! Truand ! Alors on tourne la page 2011, on se repaît de ces mois passés et on accueille 2012 sans un mot, une lettre, une métaphore à mon attention ?! Allez au Diable !!!" Doux Jésus, qu'il eût été déplaisant d'écrire cela.

    Mais nenni, encore cette année, mon cher auteur, vous triomphez des échecs que je vous prédisais, sachant pertinemment que dans aucun de leurs pièges vous ne tomberiez.

    Alors oui, satisfecit car je trouve donc mon paragraphe, satisfecit car je lis vos belles confidences, même ici, enfin, satisfecit que vous ayez vous aussi ce même espoir que j'ai moi-même :

    – que ma couleur résiste aux affres temporelles

    – que mes bas de contention en fassent de même

    – que Ted Baker maintiennent voire accroisse ses remises sur les nombreux articles in-dis-pen-sa-bles de son magasin dont nous tairons l'adresse pour éviter que quelque mécréant ne bénéficie avant nous de ces offres

    – et surtout, finalement et du plus profond de mon cœur (lui-même profondément enfoui), que cette année apporte des wagons entiers de bonheurs simples mais vrais, de santé enfin clémente et apaisée, voire revigorée, d'opportunités multiples et ensoleillées, que cette année puisse se tourner dans 12 mois telle une page heureuse du livre de nos vies !

    Je vous embrasse mon cher auteur, débutez-moi cette année avec de vifs et immédiats succès, et n'imaginez pas que je vous ménagerai ces prochains mois comme je le fis dans ce message bien indulgent ; je veille !

    Mille baisers et que le c.. vous pèle !

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