un regard depuis le Mur de Berlin

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porte de brandebourg

C’est depuis Berlin que j’ai entamé la nouvelle année. Berlin une ville plus vivante que jamais derrière les façades grises du XXème siècle. On ne peut franchir ces grandes avenues désertes sans penser qu’on est assurément dans la cité d’un siècle, le précédant ; dans une ville où se sont joués les pires drames de l’histoire des 100 dernières années : la montée de l’impérialisme Prussien, le nazisme et le communisme. Aucune ville au monde ne peut davantage symboliser les turpitudes idéologiques du siècle précédant car c’est finalement ici que le sort du monde s’est joué durant ces années.

De l’Histoire il ne reste presque plus rien, les traces du nazisme ont été systématiquement effacées comme pour exorciser un crime dont seul le remord à droit de paraître. Du souterrain où Hitler gouvernait le monde et où il s’est donné la mort ne subsiste qu’une plaque apposée à la va vite sur un mur de parking.

Il n’en est pas de même pour la période communiste. On n’efface pas aussi facilement 50 ans d’un régime politique friand de construction et d’urbanisme. Du mur il ne subsiste qu’un kilomètre recouvert par des artistes à la gloire de la liberté car finalement c’est ça Berlin : l’oubli, la repentance et la jouissance de la liberté, politique, culturelle sociale et même sexuelle.

Alors oui j’ai aimé Berlin, sa fuite en avant, ses travaux sans fin, son air de cité perdue entièrement tournée vers l’avenir. J’ai aimé frissonner sous les coups de butoir du vent qui s’engouffre dans ces immenses avenues sans âme et partir à la chasse aux souvenirs effacés…

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