J’ai vu Chronicle et c’est pas mal

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C’est la première fois que je vais au cinéma sur la base exclusive d’une affiche. Je n’avais rien lu ni entendu sur Chronicle avant de passer les portes du MK2 Quai de Loire et de choisir cette salle. Les premières minutes du film m’ont donné des sueurs froides : aurais-je du me méfier davantage de la phrase d’accroche « l’abus de superpouvoirs est dangereux pour la santé » ?

Un adolescent mal dans sa peau, vraisemblablement battu par son père s’est offert une caméra portable (à l’époque du téléphone portable … soit) et film tout ce qui l’entoure. Avec ce point de départ le réalisateur Josh Trank s’offre un début de film qui hésite entre le film social britannique et le Projet Blairwitch ce qui dans un cas comme dans l’autre ne semble pas me rappeler de bons souvenirs cinématographiques …

Caméra à l’épaule, image tremblantes, l’ado mal dans sa peau (Dane DeHaan), son cousin un peu plus cool (Alex Russell) et la star du lycée (Michael B. Jordan) se retrouvent à une soirée dans un coin perdu et pierre d’origine inconnue qui va leur donner des superpouvoirs.

A partir de là le film entre (enfin) dans sa deuxième partie : celle des relations amicales entre les trois garçons et l’apprentissage de ces nouveaux pouvoirs. Le jeune réalisateur est constamment tenté de jouer la parabole sur le lien social, l’isolement du « jeune » et les abus qu’il doit tester pour entrer dans l’âge adulte. Une nouvelle vie s’offre à notre anti héros au travers de ses pouvoirs mais surtout grâce à cette nouvelle amitié qui le lie aux deux autres héros. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent essayer de s’imposer… Ils réaliseront bien vite qu’il est moins compliqué de voler dans la nuit que d’apprendre la confiance et l’amitié quand on en a été privé toute sa vie.

Alors bien sûr c’est un premier film, le réalisateur n’a pas réussi à s’affranchir de tous les messages qu’il aurait aimé faire passer, il est victime du syndrome des clichés de toute métaphore fantastique sur les affres de l’adolescence. C’est un peu fouillis et cousu de fil blanc mais l’ambiance est agréable, les  effets spéciaux sont soignés et les acteurs de qualité. A ce titre Michael B. Jordan pourrait bien devenir un jour l’un de nos chouchous…

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