Bayrou au Zénith … conjurer le sort et rassembler ses forces

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François Bayrou au Zénith

Hier dimanche 25 mars 2012 sera peut être simplement une date de plus dans la campagne électorale ou alors ce sera la date à laquelle le candidat démocrate aura conjuré le sort. La date où il aura rassemblé ses dernières forces pour faire mentir non pas les sondages mais les commentateurs et autres contempteurs de la vie politique française.

Hier j’étais au milieu d’un Zénith plein et enflammé pour écouter, regarder et vous rapporter. Pourquoi ? He bien peut être parce que les journalistes ne font plus leur travail, parce qu’ils déforment, trient et annihilent un discours politique au profit de quelques bouts de phrases servant le déroulé idéologique de leur journal.

Prenons un exemple à la mode : les sondages. Partout vous entendez la même rengaine : « Mélenchon a rejoint voire dépassé Bayrou dans les sondages » et à force de le répéter ou de l’entendre on finit tous par y croire … je vous invite à vous rendre sur les sites du Monde ou du Nouvel observateur qui vous proposent des outils réunissant tous les sondages disponibles. On y constate en effet une progression du candidat communiste mais sur 8 instituts de sondages un seul met Mélenchon devant Bayrou (il s’agit de BVA qui par ailleurs ne teste même plus Eva Joly et les autres candidats d’extrême gauche ne laissant aux sondés de la gauche profonde comme alternative que Hollande et Mélenchon…) et un autre les met au même niveau (CSA). Tous les autres sondeurs placent François Bayrou entre 1,5 et 3 points au dessus du candidat communiste… et pourtant les médias s’acharnent à nous répéter le contraire…

Donc pour savoir ce que dit le candidat démocrate et ce que pensent ses troupes le mieux était de se rendre sur place, au cœur de la planète orange. C’est donc en observateur libre, bien que convaincu, que je suis venu et reparti.

Rendez vous en terre pas si inconnue

le Zénith accueille François Bayrou le 25 mars

“Je suis venu vous parler d’espoir.” C’est avec ces mots que François Bayrou de toute évidence très ému engage son discours fleuve. Un discours tout d’abord très personnel où le candidat revient sur son parcours, ses parents, ses origines modestes, son métier d’enseignant et son engagement pour la France. L’espace d’une seconde, le tremblement des mains, la mine grave et la voix chargée d’émotion m’ont fait penser à un testament politique, à ce moment où le capitaine annonce à ses troupes que le combat est fini, que la lutte était par trop inégale et qu’il ne reste plus qu’à prier pour que le moins mauvais parvienne à ses fins avant les autres.

Mais voilà, derrière l’émotion de ces retrouvailles avec les sympathisants parisiens, derrière le stress de cette charge ultime pour enfoncer les défenses ennemies, François Bayrou ne prépare pas Waterloo mais Austerlitz. Son plaidoyer n’est pas au service de Bayrou ou du Modem mais traduit en fait une idée certaine de ce que doit êtrela France.Illui lance un véritable cri d’amour qu’il étend à l’Europe, cet engagement de toute une vie, cette grande absente des débats et des programmes. Bayrou se met dans la continuité de Delors, Rocard, Barre et surtout de Mendès-France, cet homme dont le général de Gaulle disait qu’il était de ceux qu’on ne pouvait « atteler »…

Un discours au futur et pas au conditionnel. Porté par les 7000 militants qui remplissent le lieu, le candidat démocrate a répondu aux cris de la victoire promise par un calendrier précis de réformes : oui le 10 juin les Français voteront le référendum de moralisation de la vie politique ; oui avant le 14 juillet, le Gouvernement préparera une loi de finances rectificative parce que les « Français savent qu’il faut sortir notre famille des drames du surendettement » … Il s’avance “L’emploi sans charges pour les entreprises de moins de 50 salariés”, la création d’un “commissariat aux stratégies de production”, la préparation d’une “loi-cadre sur le produire en France”; l’organisation d’un Grenelle de l’Enseignement, un vrai cette fois, avec tous les acteurs de l’école car « on ne peut réformer l’école contre les enseignants » ; la mise en place d’une loi de réorganisation sociale imposant la présence des représentants du personnel non seulement aux conseils d’administration des entreprises mais aussi et surtout aux conseils de rémunération des grands patrons… La création d’un contrat de travail unique pour limiter le recours aux CDD et au temps partiel …

Oui c’est vrai Bayrou ne propose pas de délacer à la force de ses petits muscles la montagne au milieu de la mer, il n’est pas le Messie de l’extrême gauche ni le superman de Neuilly sur Seine, il est juste le candidat du sérieux et de la crédibilité ; celui qui dit des choses simples sur la vie quotidienne de son électorat, les classes populaires et moyennes, les enseignants, les salariés des PME, les jeunes aux fins de mois qui débutent le 15…

Au Zénith, dimanche dernier on chantaitla Marseillaise, pas l’Internationale. C’étaitla République qui était à l’esprit de ces sympathisants enthousiastes qui hurlaient comme pour mieux se convaincre « On va gagner ». Ils vont gagner parce qu’il leur parait impossible que les électeurs commettent encore l’erreur de confier leur destin à ceux qui jouent avec les passions à défaut de mener des réformes. Ils vont gagner parce que l’évidence de la supériorité intellectuelle, programmatique et même idéologique de leur candidat saute aux yeux et aux oreilles de ceux qui lisent et écoutent ses discours. Mais c’est bien là le drame des démocrates de 2012… plus personne ne semble s’intéresser aux programmes et aux idées. On se gargarise de bons mots qui à coup sure se transformeront en d’autres maux pour la société et dans le regard de François Bayrou hier soir j’ai lu non pas le renoncement ou la peur de la défaite mais cette certitude profonde qu’en fin de compte il vaut mieux construire une élection au nom de ses idéaux que vaincre en trahissant le peuple et en usant de sa crédulité.


François Bayrou, discours de Paris – Zénith -… par bayrou

13 thoughts on “Bayrou au Zénith … conjurer le sort et rassembler ses forces

  1. les médias peuvent fermer les yeux, mais les citoyens ne resteront pas sourds à son discours. Là où les autres candidats font peur, monsieur Bayrou rappelle qu'il a confiance en tous les Français, en tant qu'individus, agriculteurs, pécheurs, ouvriers, enseignants, cadres, industrielles, chercheurs tous sans aucune distinction et à égalité, que c'est grâce et avec eux que la France se redressera et redeviendra ce qu'elle a toujours été: un pays fort, uni, généreux et respecté!!! Le programme de monsieur Bayrou ne fait que s'inspirer du meilleur des Français (là où les autres appuis là où çà fait mal et pointant sans cesse nos faiblesses) !!! Votons pour le bien de tous, votons pour monsieur Bayrou Démocrate républicain et futur président de tous les Français !!!

  2. enfin un article positif , on est beaucoup a y croire ar c'est le seul candidat qui a la stature et la morale d'un chef d'etat rassembleur

  3. Hier vous étiez au milieu d’un Zénith plein et enflammé pour écouter, regarder et nous rapporter.

    Pourquoi ? He bien peut être parce que les journalistes ne font plus leur travail, parce qu’ils déforment, trient et annihilent un discours politique au profit de quelques bouts de phrases servant le déroulé idéologique de leur journal.

    Vos propos sont réaliste ils résument parfaitement l'ambiance médiatique de cette élection, nous sommes gaver de sondages afin d'influencer les électeurs qui ont été en 2007 trompés.

    Bravo pour votre article plein de bon sens ….

  4. Magnifique article !

    Tout à fait ce que j'ai ressenti aussi dans ces tribunes surchauffées (dans tous les sens du terme) du Zenith…

    Merci de nous mettre un peu de beaume au coeur.

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