France, France, entends-tu leur triste querelle ?

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La République

En novembre 2010 je commençais une série d’articles thématiques pour présenter les quelques sujets qui me paraissaient incontournables dans la campagne présidentielle à venir et nous y voici, en pleine campagne, au cœur du moment où celles et ceux qui veulent nous gouverner se doivent de nous présenter les idées et les méthodes qu’ils mettront en application si le peuple Français leur fait l’immense honneur de les envoyer pour 5 ans à la tête de l’Etat.

Etre Président de la République c’est une immense responsabilité bien sur vis-à-vis du peuple qu’on gouverne mais aussi au regard de l’Histoire. Il n’est pas anodin de succéder à quelques siècles de là au Général de Gaulle, à Georges Clemenceau, Napoléon Ier, Louis XIV, Saint Louis ou Hugues Capet et Clovis. Il n’est pas anodin d’être celui qui dispose au creux de sa main du maximum de pouvoirs pour tout simplement, oserais-je le dire, décider de « changer la vie ».

Alors oui à quelques semaines de ce premier tour je suis triste et frustré car de débat disons-le il n’y en a point. Les discussions que les uns et les autres nous pouvons avoir autour d’une bière dans un café misérables sont d’un autre niveau que le spectacle pitoyable que nous offrent Nicolas Sarkozy et François Hollande, leurs lieutenants et les médias aux ordres dont le seul mot d’ordre est le gavage médiatique des faits de campagne : insultes, agressions, menaces, mensonges et, pour couronner le tout, l’argumentaire d’une force idéologique indéniable : le « c’est pas moi c’est lui qui a commencé ».

Ces deux hommes ne méritent pas aujourd’hui qu’on se déplace dans un isoloir un beau dimanche du mois de mai. La seule récompense que nous pourrions leur donner pour leur remake de Plus belle la vie est en fait une bonne fessée avant de les renvoyer à leurs chères études.

Ce qui me désespère davantage c’est que les Français acceptent cette situation, qu’ils acceptent de se faire manipuler de manière aussi flagrante par les sondages et le cirque médiatique. A bien y regarder  deux hommes mènent campagne, à des années lumières l’un de l’autre. Ils ne sont que deux à avancer des propositions pour répondre aux questions des Français, à leurs problèmes quotidiens : François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon. Voilà pour moi le vrai choix qui s’offre à la France. Un choix fondé sur les ambitions pour la France et l’Europe, sur une réelle alternative économique et financière ; une alternative où les programmes priment sur les hommes, où les idées font fi des ambitions de lieutenants qui s’acharnent avec plus ou moins de talent à s’écharper autour des dépouilles de ce qui fut, un jour, un grand Etat.

Alors oui « France, France, réponds à ma triste querelle », chasse de ton avenir ceux qui insultent l’intelligence de ton peuple et offre toi une chance, une dernière chance de te réformer avant que ne grondent les sourdes rumeurs d’un peuple en colère dont la fureur dévastera la République.

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