En vrac mais pas par hasard, 5 jours sans Mélenchon, Bayrou ni Will Smith

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Cinq jours. C’est le temps de tranquillité que je me suis accordé à la sortie de mois de débats enflammés, de politique quotidienne, de dossiers entassés à la va-vite sur un minuscule petit bout de bureau en bois. 5 jours durant lesquels, pas une fois, je n’ai pensé à vous, à notre ancien président, au prochain, aux sbires ambitieux, à la fausse actualité, aux vedettes de papier, dragons jetables d’une armée médiatique qui nous assomme, jour après jour pour nous faire oublier le rythme naturel de la vie…

Jean-Luc Mélenchon en plein spectacle

5 jours pendant lesquels je n’ai pas vu le pitre rouge pâle, Jean-Luc Mélenchon qui, d’une simple pirouette démocratique, essaye avec un talent non négligeable de relancer son parti personnel en se projetant doctement dans le Pas-de-Calais, tel le dernier rempart de la démocratie face à l’hydre fasciste. Bien sur le docteur maréchal président auto proclamé de l’extrême gauche française n’est pas dupe. Il ne peut que savoir que si sa seule présence comme candidat de la gauche renforcera son camp elle projettera aussi Marine vers l’Assemblée nationale car entre le rouge qui se veut flamboyant et le noir qui s’affirme bleu Marine, les électeurs de droite plongés dans l’opposition n’hésiteront pas un instant… ils se rassembleront derrière le panache blond platine de l’égérie de la marque le péniste sans aucun remord… Merci donc à Jean-Luc pour cette brillante idée, comme si l’histoire ne nous avait pas enseigné que quand il n’y a que le communisme pour combattre le fascisme c’est toujours ce dernier qui l’emporte …

François Bayrou, des militants entre dépit et colère

5 jours pendant lesquels je n’ai pas assisté au suicide politique de François Bayrou. Le chantre du centrisme a fait un choix pour le second tour de l’élection présidentielle. Un choix non négocié, paré de toutes les vertus de la morale chrétienne car s’il n’est pas à gauche, Bayrou ne veut pas être mal à droite. C’est plus qu’une main qu’a tendu le leader de ce champ de ruine qu’on appela par le passé : le Modem. Un champ de ruines peuplé néanmoins de 3,5 millions d’électeurs qui ont entendu le leader béarnais prononcé d’une voix claire le nom de François Hollande. Pour la première fois depuis 1958 le centre penchait donc à gauche et un bon nombre de ses électeurs qui n’avaient jamais envisagé de choisir un bulletin socialiste pour un scrutin présidentiel ont franchi le pas ou, au moins, se sont abstenus de voter pour le sortant. Pourquoi tout cela ? Politiquement pour voir apparaître le sourire méprisant d’une Martine Aubry qui, refusant de serrer la main tendue, se contenta de tapoter gentiment l’épaule centriste en lui glissant à l’oreille un silencieux mais évident « casse-toi pauvre con ». Bayrou jouera, encore et encore et encore, sa survie politique dans son Béarn natal, seul et contre tous. Peut être rebondira t’il et peut être la main tendue recevra t’elle réponse polie et satisfaisante quand la gauche en aura à nouveau besoin… Peut être sera-t-il trop tard. La gifle reçue au lendemain de l’ouverture offerte aura en tout cas un effet clair : en l’état actuel des choses, au second tour des législatives il n’y aura aucune hésitation au moment de choisir un candidat… la balle au centre ?

Will Smith

5 jours pendant lesquels je n’ai pas vu Will Smith faire un long plaidoyer en faveur de la réforme fiscale de Barack Obama (taxer à 30% au-delà d’un million de dollars), des impôts en général et de la redistribution des richesses dans le journal de France 2. Il s’agissait d’un discours connu mais tellement sincère et vrai qu’on l’oublierait parfois : oui l’impôt est une chose juste et noble, c’est le cœur du fonctionnement d’un Etat démocratique. Oui l’impôt doit être équitablement réparti, proportionnel et progressif afin de favoriser les politiques d’équité sociale qui font fonctionner l’ascenseur social… Mais oui l’impôt doit être juste ! Au terme de son discours le journaliste annonce le taux d’imposition auquel serait soumis Will Smith s’il était français … sa réaction ne se fait pas attendre « God bless America ! »

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