J’ai rencontré Batman, The Dark Knight Rises

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the-dark-knight-rises-2012-movieJe n’ai pas résisté un seul instant. J’ai refusé de lire les critiques, de regarder les bandes annonces et de céder aux pathétiques peurs faisant suite à l’attentat d’un illuminé perdu au milieu des Etats-Unis… A la rigueur aurait on pu prévenir de désaxé que, dans cet épisode, point de Joker… Qu’importe… je suis donc allé voir Batman The Dark Knight Rises, dernier opus de la fantastique trilogie initiée en 2005 par Christopher Nolan.

A peine sommes nous entré dans la salle du MK2 Quai de Loire que l’évidence nous sautait aux yeux  ou plus exactement, aux narines : nous allions voir un grand spectacle et un immense succès de cinéma. Prenez la plus grande salle du complexe, remplissez là totalement pendant presque 3H et recommencez 10 minutes plus tard et ainsi de suite toute la journée et, sur les coups de 21H, une odeur de fauve vous sautera à la gorge à peine les portes franchies …

Rassurez vous je n’ai nullement l’intention de faire genre je suis un grand critique de Cinéma, pas plus d’ailleurs que je ne tenterai, comme d’autres, de faire exploser mes chiffres de visiteurs uniques en massacrant en film de qualité.

“Un film de qualité”, c’est bien de cela dont il s’agit. Les 2H45 filent sans qu’on ne regarde sa montre plus d’une fois Christopher Nolan ayant bâti ce 3ème opus en alternant scènes d’action avec celles plus calmes se voulant d’introspection. Le film est bâti non pas autour de Batman mais de Bruce Wayne le richissime homme qui n’arrive pas à enfin se résigner à la normalité, sorte de petite abîme où il se morfond depuis 8 ans.

Le pitch vous le connaissez déjà : L’histoire prend place huit ans après la mort de Harvey Dent. Gotham City est à présent une ville sécurisée et Bruce Wayne, qui a raccroché de son rôle de « vigilante » nocturne, erre comme une âme en peine dans son manoir rebâti. Le Mal va toutefois ressurgir en la personne de Bane, un terroriste aux velléités révolutionnaires qui veut prendre le contrôle de la métropole. Batman sort brisé de leur affrontement. Littéralement au fond du gouffre, il va puiser au fond de lui-même la volonté de se reconstruire afin de sauver la ville qu’il a juré de protéger.

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Marion Cotillard

The Dark Knight Rises n’est certes pas un film “génial”, juste “bon” et c’est déjà énorme. Il fonctionne bien avec un méchant relativement réaliste tout comme le film l’est lui même ce qui est la véritable rupture imposée par Nolan par rapport à ses prédécesseurs très accrocs au monde des comics. Les scènes d’actions sont là, nombreuses et bien réalisées; Elle empiètent sur les scènes de combats “à mains nues” entre Batman et le méchant qu’à titre personnel j’ai toujours trouvé d’un ennui déconcertant…

Sans tomber dans le spoiler inutile et agaçant, j’attire l’attention des futurs spectateurs sur la dernière réplique de Marion Cotillard qui nous offre en 3 mots à peine (ceux de cette réplique) un exemple absolument confondant de Nanar à la française… Voici une actrice reconnue, qui patiemment se construit une image hollywoodienne, pour qui ce Blockbuster est d’une importance considérable, qui arrive à y apparaître en actrice “américaine” sans un brin d’accent français et qui en une réplique ridiculise totalement son jeu d’actrice ! Vous pensez que j’exagère mais voyez vous quand une salle entière est plongée dans un film sombre, qu’on approche du dénouement et qu’au terme d’une scène d’une grande intensité dramatique … toute la salle explose de rire … c’est qu’il y a un problème quelque part …

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