Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge

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Elton John, la tata de la Pop et Madonna, la mamie de la pop : persiflages entre amis
Elton John, la tata de la Pop et Madonna, la mamie de la pop : persiflages entre amis

Ce bon vieux Voltaire était le pire persifleur de son temps pour peu que l’on oublie l’ignoble Saint Simon dont la plume crachait avec un indéniable génie le poison littéraire le plus inestimable.

Voltaire, et Saint Simon étaient donc certes des génies mais s’ils furent à la mode, comme tout à Paris se fane, la mode passa; seul le génie perdure et laisse trace dans nos souvenirs.

Le persiflage voyez vous est un art comme un autre : il se pratique avec dextérité sur les trottoirs de Paris depuis que la France est France, depuis que Pharamond posa son regard sur ces plaines verdoyantes, ces collines accueillantes et fertiles et qu’il déclara cette terre comme sienne et l’appela “France”…

Le persiflage est social, il donne un sujet de conversation très rapidement, encore suffit il de trouver une cible en commun qui pourra être une personne publique (Madonna, Lady Gaga, Manuel Valls et son costume blanc…) ou privée (la femme de votre meilleur ami, votre patron) ou encore totalement inconnue tel le pauvre garçon mal habillé qui passe devant votre table ou la jeune fille qui se résout à essayer de faire un créneau devant une terrasse bondée.

Quand le persiflage s’abat sur vous, deux choses doivent être comprises:

–  la première c’est que vous êtes à la mode; alors certes votre piscine ressemble plus à celle de Loana qu’à celle d’Isabelle Adjani, vos traîtres n’ont pas le talent de ceux d’Hamlet mais qu’importe vous faites parler et derrière l’indifférence feinte et les sourires faux culs se cachent un intérêt certains … et si vous les agacez c’est que finalement vous comptez vraiment, au moins un peu.

– la deuxième leçon est que si vous êtes à la mode, ca ne durera pas. En effet, être à la mode c’est d’abord se donner un destin de feuille morte. Le revers de la médaille est bien là, votre gloire dans le persiflage des autres est éphémère comme la neige et vous connaissez la chanson… les feuilles mortes se ramassent à la pelle sur les trottoirs de la capitale. Les quelques pétales de votre ignominie finiront dans les poubelles de la mémoire collective avant de refleurir sur d’autres bouches, en d’autres temps et d’autres lieux.

Je l’avoue, je suis un adepte du persiflage, de la putasserie momentanée qui soulage les humeurs et rend le sourire. je persifle d’abord sur les gens que j’aime puis ensuite, de manière plus enfantine, sur les gens qui me déçoivent, rarement voire jamais sur ceux qui m’indiffèrent. Mon persiflage n’est jamais public, il est réservé à un nombre mesuré de persifleurs comparses, il s’exerce de jour comme de nuit, en extérieur ou dans l’intimité… il m’arrive même de persifler ici même au travers de ces lignes : sous couvert de l’anonymat de mes victimes je me laisse aller à quelques mots attristés…

Mais je suis un tout petit rien du tout dans l’immensité de ce sport. Il y a ceux qui vivent du persiflage, souvent sous couvert du statut d’humoristes tels Stéphane Guillon ou Guy Carlier qui ne sont finalement drôles que quand leurs mots font à tel point mouche qu’ils en deviennent mortels.

Il y a aussi les persifleurs de salon dont le salon est la planète médiatique. Dans cette catégorie, Elton John, la star britannique semble en passe de devenir la médaille d’or incontestable tant il semble adorer balancer son british fiel sur Madonna, qui j’avoue le mérite de plus en plus … souvenez vous, en 2004, Sir Elton  s’était dit choqué de voir la chanteuse recevoir un trophée pour sa tournée live. “Depuis quand le play-back c’est du live ?” s’était-il insurgé. En 2012, Elton John avait lancé un conseil à Madonna avant sa prestation au Super Bowl : “Assure-toi que ton play-back est bien calé“… charming mais tellement vrai et la Tata de la pop d’en rajouter une couche ….  Invité de la télévision australienne, Elton John n’est pas passé par quatre chemins : Madonna est finie ! “Pourquoi est-elle un tel cauchemar ? Désolé mais sa carrière est terminée. Sa tournée a été un désastre” a expliqué Elton John.  Le chanteur qui est récemment revenu en tête des charts anglais, 22 ans après son dernier numéro 1 single outre-Manche, s’en est également pris au style musical de sa pire ennemie. “Si Madonna avait un peu de sens commun, elle aurait fait un album comme Ray of Light, serait restée éloignée de la dance et aurait juste été une grande chanteuse pop qui fait de grands albums, ce qu’elle fait brillamment” regrette Elton John, comparant Madonna à “une putain de strip-teaseuse de foire“.

Disons le si j’avais été une pop star … j’aurais été Elton John !

 

 

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