Au revoir Andy Roddick

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Andy Roddick la bombasse du Nebraska

 

Ce qui est bien avec le temps qui passe c’est que l’on est moins surpris par les départs. On est moins touché par le temps qui passe… chez les autres, ces indéboulonnables qui n’en finissent pas de nous enchanter sur scène ou sur les terrains de sport, aux tribunes politiques où derrière le petit écran on les croit présents à jamais sans se douter que nous aussi nous atteindrons ce moment fatidique où, les yeux ronds, nous verrons des gens de notre génération puis des plus jeunes prendre une retraite bien méritée…

J’avoue je suis, légèrement, plus âgé qu’Andy Roddick et j’avais pourtant été prévenu… après l’US Open le bazooka du service rendrait son tablier… et pourtant il fallait bien que ça s’arrête. La porte de sortie s’est ouverte face à Del Potro.  «Une fois le break encaissé, je ne parvenais même plus à regarder mes proches dans mon box. Quand il a pris le dessus sur ce match, ce n’était plus la même chose que lors de mes précédentes rencontres, alors j’ai commencé à penser à ce qui approchait. C’est devenu vrai.»  Brooklyn Decker, sa femme, a pleuré à chaudes larmes dès qu’il a été confronté à la première balle de match sur son service. Dans les tribunes, le public a hurlé «let’s go Andy» jusqu’au bout. Du côté de Roddick, les yeux rougis sous son éternelle casquette n’ont pas trompé… This is the end !

Il a détenu pendant sept ans le service le plus rapide du tennis professionnel, avec une mise en jeu à 249 km/h et s’est maintenu pendant dix ans dans le Top 10 mondial en remportant au moins un titre par an pendant douze ans, le premier à Atlanta en 2001 et le dernier à… Atlanta cette année.

A peine 30 ans et la page se tourne vers une autre vie pour la bombasse du Nebraska qui fut n°1 en 2003 et qui par la suite tenta aussi souvent que possible de s’inviter dans le duel des titans Federer et Nadal

 

1 thought on “Au revoir Andy Roddick

  1. je suis un chouya plus jeune qu'Andy Roddick et je m'intéressais déjà solidement au tennis lorsqu'il a débuté sa carrière, à une époque où moi non plus je n'imaginais pas que les carrières de joueurs débutants étaient susceptible d'avoir une fin un jour. Pendant toutes ces années, même si je n'étais pas fan de son jeu (mais son physique pouvait compenser…), il était devenu comme un cousin pas si éloigné dont on prend des nouvelles régulièrement ("il a fait quoi à Memphis la semaine dernière déjà ?"), comme un voisin de l'immeuble d'à côté qui se serait installé il y a… ah oui… il y a 10 ou 11 ans déjà.

    Lorsque j'ai appris que ce tournoi serait son dernier, j'ai essayé de me rappeler ce que j'étais lorsqu'il a commencé à faire parler de lui et j'en ai eu quelques frissons. C'est sans doute une façon un peu égoïste de ramener les choses à soi mais j'ai presque l'impression d'avoir grandi avec ces joueurs, comme des personnages d'un roman qu'on aurait déroulé pendant une petite dizaine d'années.

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