De voirie à dépotoir, Dominique Voynet perd la bataille de la propreté à Montreuil

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La maire de Montreuil mise en cause sur la question de la propreté

Alerté sur Facebook par un superman du service après vente et du débat politique, je me suis penché quelques minutes sur le débat qui fait fureur à Montreuil : celui de la propreté. Ne vous y trompez pas, c’est avec le logement, les transports et la sécurité l’un des débats phares de toute bonne élection municipale qui se respecte… Alors Madame la maire, pourquoi votre ville est elle devenue ce que certains dénoncent comme un véritable dépotoir soit, je cite la définition : «  Lieu où on jette des objets, des ordures » ?

Ce qui est certains c’est que le type qui rédige les définitions sur le site de l’Internaute ne manque pas d’humour et doit probablement habiter à Montreuil car imaginez bien qu’il n’a rien trouvé de mieux, comme synonyme de « dépotoir », que le mot « voirie »… cela laisse songeur… retournons à Montreuil !

Décharges sauvages, amoncellements d’ordures dans les rues, terrains vagues obstrués de déchets et enchevêtrement de vieux matelas défoncés et jaunis viennent donner une piètre image d’une commune populaire, ancien sanctuaire ouvrier du parti communiste devenu paradis bobo à la sauce écologiste. Montreuil s’embourgeoise et comme dans toute commune ou arrondissement socialement et économiquement mixte, la vie commune entre nouveaux et anciens habitants se complique par moments dès que l’on touche aux notions parfois divergentes de bon voisinage. De nombreux coupables sont dénoncés, des habitants indélicats, des artisans et des entreprises de BTP encore présents et peu habitués à la nouvelle délicatesse des Montreuillois, mais aussi la Mairie et surtout la sénatrice Maire, Dominique Voynet qui un an après son élection a revu totalement la politique de gestion de la propreté de la commune. 4 ans ont passé et les problèmes deviennent si évidents que le temps n’est plus celui de quelques slogans où l’on pourrait cacher la réalité du sous investissement de la commune dans ses matériels de propreté.

Pourtant, avec Dominique Voynet, il est toujours question de slogan et je n’en retiendrai ici qu’un seul qui ne cesse de me faire sourire depuis que je l’ai découvert sur le blog d’un opposant : Il faut « laisser la nature reprendre ses droits en ville ». Derrière ces quelques mots se cachent en fait la décision de ne plus traiter les herbes folles qui transpercent les trottoirs… afin, me semble t’il, de ne pas balancer de pesticides dans les sols de Montreuil … Bien, comment dire chère Dominique, je suis presque certains que l’on doit pouvoir trouver un moyen « bio » d’arracher les herbes qui démolissent tes trottoirs et où viennent s’accrocher les divers détritus abandonnés par l’homme (et le chien) sur son passage … Il existe une solution qui devrait te plaire à toi la femme de gauche engagée pour le service du public : investir dans le travailleur public rémunéré pour entretenir la voirie de la cité ! (quand je parle de voirie je l’utilise nécessairement au sens de la vraie définition du mot et non au sens de décharge publique).

Sur Facebook j’ai également découvert une pétition présentée par tes administrés pour le rétablissement du ramassage des encombrants qui se trouvent sur la voie publique. L’annonce est en fait quelque peu mal tournée car tu n’as nullement supprimé en 2009 ce ramassage mais simplement son caractère « systématique ». En d’autres termes, il y a un ramassage des encombrants à Montreuil, comme à Paris, il s’effectue du lundi au vendredi entre 6 h et 13 h sur simple demande au 0 805 055 055 (appel gratuit). Est-ce néanmoins suffisant pour satisfaire les Montreuillois ? Tu penses bien que la réponse est elle-même portée par l’existence de la question et en fouillant bien sur le net on découvre rapidement que la mise en place de cette nouvelle politique est souvent jugée en inadéquation avec les habitudes de vie des uns et des autres. Je suis pour ma part toujours dubitatif face à cette habitude du nouveau socialisme municipal initiée par Bertrand Delanoe à Paris et qui mise toute la politique de propreté de la commune sur deux principes simples et qui se veulent complémentaires : le sens des responsabilités des habitants et la répression des contrevenants… 11 ans après la mise en place de cette politique, les rues de mon Xème arrondissement sont toujours couvertes d’excréments canins sauf que plus personne ne les ramasse et que les économies budgétaires générées par la suppression du service correspondant ne sont pas redescendues jusqu’à mes impôts locaux qui augmentent année après année sans que jamais aucun service mis en place par la municipalité ne s’adresse à la population à laquelle j’appartiens …

Je m’égare et reviens à Montreuil car derrière les deux principes de cette politique que sont, je le rappelle pour les étourdis, le sens des responsabilités des habitants et la répression des contrevenants se cache en fait un critère de réalisation qui m’a été rappelé par le superman précédemment évoqué. Si je résume convenablement l’idée c’est qu’un service de ramassage à la demande ne peut être efficace que si les demandes de ramassages sont réellement suivies d’une action des services communaux or, je cite ma source : « quand tu les appelles tu t’aperçois qu’ils ne ramassent à peu près rien (au hasard des cartons) et te conseillent d’aller les déposer à l’autre bout de la ville, dans une commune où tout est fait pour que tu ne possèdes pas de voiture… A Paris seuls les gravats sont refusés, au pire les cartons sont pris en charge dans les poubelles jaunes, dont le ramassage est plus fréquent qu’à Montreuil »… Ainsi donc il semble nécessaire de s’interroger sur la manière dont les services de la mairie ont eux même décidé d’appliquer (u de ne pas appliquer) la politique voulue par la Maire…

Ma chère Dominique voici donc venu le temps où tu dois enfin prendre ce dossier en mains et te lancer dans la chasse au détritus et à la poubelle abandonnée. Je l’écrivais au début de ce post une élection se joue souvent sur ces quatre critères : propreté, logement, transports et sécurité. Ce n’est pas vraiment un hasard vois tu car, je sais bien que je ne t’apprendrai rien en te rappelant, l’espace de quelques lignes rédigées sur un coin de table, que ce sont là d’abord et avant tout les missions fondamentales dévolues au maire d’une commune : ordre, sécurité, salubrité … et, au cas où tu l’aurais oublié, le prochain scrutin devrait avoir lieu en mars 2014 …

2 thoughts on “De voirie à dépotoir, Dominique Voynet perd la bataille de la propreté à Montreuil

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