Non l’homme en caleçon n’est pas mort

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De bon matin entre quelques bulletins de vote oubliés dans une urne UMP suspecte de la région niçoise je découvre, au gré de mes lectures, un article décrétant qu’il faut mettre au ban de la société le caleçon flottant ! En l’espace d’une décennie, le sous-vêtement le plus cool et le plus seyant des années 90 serait devenu le “slip kangourou” des années 2010… une horreur anti-sexe, vulgaire et disgracieuse.

La messe est dite le caleçon de mon adolescence est mort vive le caleçon moulant

Le caleçon serait “disgracieux”

C’est Marc Beaugé qui l’écrit dans le Monde : « Selon nos informations, rigoureusement recueillies auprès d’une spécialiste de la question embauchée par une grande maison de lingerie masculine, les ventes de caleçons flottants se porteraient très mal. De façon précise, le caleçon flottant pâtirait, depuis quelques saisons, de la popularité grandissante des caleçons moulants. Ainsi ses ventes ne représenteraient plus qu’environ 5 % du marché des sous-vêtements masculins, loin derrière le coupable susmentionné (65 %) et le slip (30 %), attribut toujours très populaire dans les zones de campagne et les grandes surfaces. » Passons sur la remarque concernant les ventes de slips qui fleure bon le parisianisme méprisant et assez insupportable et poursuivons notre lecture : « Cette dégringolade paraît des plus réjouissante et méritée. Car, en partant du principe que le string masculin n’est qu’une péripétie de l’histoire, le caleçon flottant figure, et de très loin, comme le sous-vêtement pour homme le plus inélégant de tous. Souvent bleu ciel, très vite mou et avachi, il tend à se replier sur lui-même et à remonter sous le pantalon de son propriétaire au moindre de ses mouvements, provoquant en bout de ligne l’apparition de très disgracieux bourrelets au niveau des cuisses. Sous un pantalon en toile légère, ces bourrelets peuvent même se révéler catastrophiques d’un point de vue esthétique. »

Le mauvais procès sur le caractère disgracieux du Caleçon

Le slip kangourou dans les bronzés, ce sous-vêtement est devenu une légende de la beaufittude

D’un trait de plume bien acide le gentil journaliste condamne notre caleçon le qualifiant de «vêtement pour homme le plus inélégant de tous » après le string… Et là chers lecteurs mon âme de jeune des années 90 bascule dans l’hystérie propre aux adolescents qui entendent une infamie esthétique : le caleçon n’est non seulement pas le sous vêtement le plus disgracieux mais n’est en fait pas  disgracieux du tout… en général c’est le corps qui l’est !

Le caleçon est LE sous vêtement qui allie bien-être, confort et mode.  Au caractère classique ou sportif, sage ou sexy, il est toujours sobre et convient aux hommes épris disons de liberté, tout en les préservant de l’inconfort dû aux frottements des pantalons sur leur sexe.

Comme pour tout type de vêtement, il faut choisir un caleçon qui correspond à votre taille, car en effet, trop grand, il imprimera des marques sur un pantalon assez moulant, tandis que trop petit, il comprimera désagréablement le sexe comme ce peut être le cas avec les shorty et autres diableries des années 2000.

Le caleçon n’est pas unique, c’est une famille de sous vêtements

Il existe bien plusieurs types de caleçons dits « flottants ». Le caleçon « américain » est  large. Il s’adapte à la mode baggy des années 90. Il a été adopté dans toutes les variantes vestimentaires qui ont suivi notamment dans l’habillement de styles « hip-hop » ou « surfeurs », jusqu’aux groupes de rock  tels The Offspring. Rebelle, il s’affiche dépassant des jeans de plus en plus larges et portés sans ceinture tout en étant pudique… le caleçon « américain »  garde votre intimité hors des regards indiscrets pour autant que vous fermiez la braguette dont il est doté sur le devant.

Le caleçon dit « classique » lui se situe plus près du corps. Il conserve néanmoins ce caractère qui confère aisance et bien-être à ceux qui le portent étant donné qu’il maintient tout en laissant libre. A l’opposé du caleçon flottant, il s’agrémente rarement d’une braguette.

Marc Beaugé poursuit sa condamnation dans ces termes « le caleçon flottant a un autre défaut majeur. N’offrant aucun maintien véritable, il tend à laisser flotter les parties intimes et peut même les dévoiler, sous certains angles, notamment le dimanche matin lors d’un petit-déjeuner décontracté. C’est ainsi qu’en 1975, la photo d’un homme en caleçon publiée par le catalogue de ventes par correspondance Sears fit scandale outre-Atlantique. Sur le cliché, un testicule dépassait allègrement du sous-vêtement… » Alors là on croit rêver car finalement, à en croire notre spécialiste, le boxer moulant serait lui bien plus pudique alors même qu’il moule de manière plus ou moins vos parties intimes, il les compresse même pour que finalement on ne voit plus que çà pour peu que quelque chose soit à montrer …

Le sous-vêtement n’est pas « sexy », c’est l’homme qui le porte qui lui confère son caractère

Aucun spécialiste de la mode ne vous l’avouera mais finalement si vous avez de beaux abdos, un corps bien bâti et une intimité généreuse vous serez sexy quel que soit le sous-vêtement porté. A contrario le ventre grassouillet qui se fait centre de gravité d’un torse tombant ne sera pas plus sexy avec tel ou tel sous-vêtement. Tout est donc question de gouts personnels, de confort et de … mode. en effet l’auteur de l’article du Monde appartient à la sphère des observateurs attentifs et engagés sur une thématique fondamentale : comment l’homme doit-il s’habiller? Est ce bien raisonnable, nous dit il dans ses chroniques de : porter une moustache, une marinière, une salopette, une veste en cuir, un tee shirt sous sa veste, une casquette à l’envers, une boucle d’oreille, un foulard, un débardeur et j’en passe. A chaque fois, ou presque, l’auteur passe à coté de son sujet car il oublie qu’à chaque corps correspond toujours un vêtement, un style, un look. Il oublie que le débardeur peut être le summum de la beauté  masculine comme l’anéantissement de toute classe chez monsieur tout le monde… Il oublie que nous sommes uniques et qu’au travers d’une jungle vestimentaire nous cherchons simplement le moyen d’enjoliver la vérité ou de mettre en avant les quelques qualités qui avec le temps nous fuient comme la pluie en plein désert … qui avec le temps peuvent nous mener au drame du slip de bain trop serré sur une plage bondée.

Marc Beaugé nos donne une instruction claire : “il semble urgent pour les derniers résistants du caleçon flottant de basculer vers d’autres horizons. Le caleçon moulant ne sera seyant – et saillant – que sur un corps dur. En revanche, il se révélera relativement déplacé sur un corps mou. Quoi qu’il en soit, ce ne sera jamais pire qu’un caleçon flottant.” Soit à vous de choisir entre les options présentées ci dessous :

Le caleçon traditionnel
le caleçon moulant ne sera parait il jamais pire qu’un caleçon flottant

13 thoughts on “Non l’homme en caleçon n’est pas mort

  1. c’est bien sur le corps qui fait tout une bombasse restera une bombasse en slip ou en boxer … l’inverse est malheureusement également vrai

  2. via facebook
    je trouve qu’un homme en calcon et plus beau que dans un slip en général trop petit ou dans un boser moche

  3. via facebook
    Bien vu, un vêtement adapté â la morphologie de celui qui le porte et aux circonstances est toujours élégant

  4. faut vraiment etre une bombe pour mettre des slip ou des calecons serres le calecon normal c’est mieux mais faut qu’il soit beau et pas tout vieux et dechire comme beaucoup

  5. via facebook
    Quand la mode suit les homos avec 10 ans de retard (j’imagine que ce monsieur préconise aussi l’épilation du torse ?).
    Le boxer est déjà has-been, il se survit que par des coupes intermédiaires, basses et échancrées, en soulignant ces formes nouvelles de couleurs (repensons au grand classique du boxer noir Dim, qui étranglait la taille et refaisait monter tous les bides sans exception : plus personne n’en veut !). En fait les dernières évolutions du boxer évoquent de plus en plus le slip qui disparaît aussi vite des grandes surfaces de province qu’il réinvestit les marques tendances, en particulier celles qui s’adressent à la clientèle gay …

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