comment j’ai rejoint l’armée des ombres de Franck Provost par EBC

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Vous le savez désormais le blog It’s Good to Be Back ouvre ses pages à des auteurs extérieurs qui souhaitent partager leur expertise ou leur expérience. Après le regard de SadPunk sur la tablette Surface de Microsoft voici EBC qui partage avec nous son expérience dans les salons Franck Provost de la bonne ville de Montpellier. Alors que j’avais découvert à mes dépens la pire coiffeuse de Paris je crois bien que notre fidèle lectrice a pour sa part rencontré les pires coiffeurs du Sud de la France…

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Portrait-Franck-Provost-JPG-BD__2_Montpelliéraine de fraîche date me voici confrontée à la difficile tâche de sélectionner le salon de coiffure qui me fera croire qu’après tout je n’ai pas pris tant d’années que ça et que mes rides ne sont que d’expression.

Un petit tour du quartier, aucune référence, qui choisir? Jouons la sécurité et me voici devant la caisse « accueil » de l’une de nos enseignes bien connues : FRANCK PROVOST au Polygone, une première expérience sans être mirobolante est tout de même acceptable. Tant pis pour la dépense qui ne consiste pas seulement en une coloration et un séchage diffuseur mais se retrouve gonflée par tous les soins, autres crèmes et shampoings spéciaux (« vous avez vu dans quel état sont vos cheveux » me lâche la jeune femme)  on se sent obligée d’accepter pour ne pas avoir l’air trop pingre et surtout pour faire pardonner toutes les erreurs des coiffeurs précédents qui ont sévit sur ma chevelure !

Et  voici arrivé le jour du renouvellement de la couleur et autres travaux. De retour devant la caisse « accueil » (je ne suis pas sure qu’elle en ait même le nom). Au bout de quelques minutes un jeune homme vient me demander ce que je veux, on ne prend pas rendez vous chez Franck Provost, donc avec un peu d’imagination on peut penser que je veux me faire coiffer. Consultation avec ses collègues j’ai droit au regard inquisiteur et surtout réprobateur de la Chef mais finalement je suis acceptée dans l’antre magique, j’ai droit à un fauteuil, on me demande même si je désire de la lecture ou un café, tout parfait. Je refuse et là l’attente commence, tout ce beau monde virevolte autour de moi passant d’un côté à l’autre sans même plus m’adresser ne serait ce que l’ombre d’un regard, pas un mot, rien. Timidement je tente de me manifester … rien, après tout je ne suis qu’une cliente.

Une demi heure étant passée depuis mon installation, j’eu accepté cette attente si l’on m’avait avertie et surtout si l’on m’avait adressé un petit mot, un petit sourire que sais je moi ? un geste qui m’aurait permis de cesser d’imaginer que j’avais rejoint l’armée des ombres, des fantômes invisibles ?

Excédée par cette attitude j’ai rejoint le vestiaire et ai demandé mon manteau. Aucune surprise de la part du personnel présent, seule la Chef m’a dit « vous partez ? » aucune excuse, aucune tentative pour me retenir. Franck Provost forme peut-être bien son personnel à la technique mais il a encore des efforts à faire sur le côté accueil. Bien sur de telles vedettes (car après une petite enquête, c’est vraiment ce qu’ils sont ou croient être) n’ont pas besoin de ma clientèle.

1 thought on “comment j’ai rejoint l’armée des ombres de Franck Provost par EBC

  1. Si cet article date de décembre 2012, je vois que rien n’a changé depuis plus de 3 ans. Je me suis totalement reconnue dans l’article.

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