Voyage au centre de la plus grande daube du cinéma contemporain

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Insoutenable légèreté mentale ou perte des repères intellectuels ? Je ne m’explique pas comment j’ai pu, ce soir là, m’abandonner à la douceur de Carla (c’est le nom de mon canapé) recouvert d’une couverture polaire immaculée  regarder ce … film. Oui c’est bien un film ou du moins une tentative avortée de ce que d’aucun pourrait appeler un film. Il y a des images, du son, des acteurs et même un scenario. A l’origine il y avait même un auteur et pas des moindres … Jules Verne !

J’avoue ma grande faute : j’ai regardé “Voyage au centre de la terre 2”!

Dwayne Johnson est il abonné aux daubes?

Déjà on devrait savoir que quand derrière le titre apparait le chiffre “2” c’est mauvais signe. “3” à la rigueur ça peut en général passer mais “2” chacun sait que c’est une sorte de symbolisme magique pour alerter notre cerveau : “grosse daube en perspective” et là je n’ai pas été déçu !

Commençons par le début : Sean Anderson a 17 ans, c’est un sale gosse qui a perdu son papa, ne supporte pas son beau père qui est pourtant super sympa. Alors il fait plein de méchanceté comme de se jeter avec sa moto dans la piscine des voisins quand la police le pourchasse. Un soir il reçoit un message de détresse codé en provenance d’une île mystérieuse dont personne n’a jamais entendu parler… Tout aussi impatient que Sean de savoir d’où vient ce message, Hank, son beau-père, décide de tenter l’aventure ! Ils mettent alors le cap sur le Pacifique Sud, puis sur une destination quasi inconnue, dont personne, ou presque, n’est revenu en vie… Accompagnés de Gabato, petit, gros et lâche mais seul pilote d’hélicoptère prêt à s’embarquer dans l’aventure parce qu’il y a beaucoup d’argent en jeu, et de sa fille Kailani, aussi ravissante qu’intrépide; nos deux héros montent dans un hélicoptère poussiéreux et fragile et fondent directement sur une tornade qu’ils traversent avant de se retrouver projeter sur une île d’une beauté stupéfiante, où vivent d’étranges et effrayantes créatures entre des volcans et des montagnes d’or. En l’espace d’une heure et trente trois longues minutes, ils devront avoir sauvé le grand-père qui y habite et fuir avant qu’un terrible volcan ne submerge l’île et n’enfouisse ses trésors à tout jamais…

Comment dire … On a beau être bon public, il est absolument impossible, pour peu qu’on ait plus de 10 ans, de trouver le moindre intérêt à cette haute trahison de tant et tant d’ouvrages merveilleux. Rien ne nous est épargné… L’île mystérieuse et 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne sont purement et simplement massacrés à la hache par l’infâme Brad Peyton qui pour être certain d’être voué aux gémonies achève par là même Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift.

Comment les scénaristes osent ils seulement faire apparaitre leurs noms au générique

Le scénario est disons le une pure infamie et ils se sont mis à trois pour le produire, Mark Gunn, Richard Outten et Brian Gunn. Sous prétexte de s’adresser aux enfants, le script méprise toute forme de logique ou de vraisemblance et semble retranscrire une rédaction sous acide ! Quelques gros reptile bien méchants et stupides une course poursuite perchés sur des abeilles et l’ensemble tellement prévisible que même le dernier des gnomes pourrait s’ennuyer à mourir devant un tel spectacle. En fait plus le film avancait et plus j’avais des pensées émues pour les acteurs empêtrés, en échange de très gros cachets, dans un nanar d’une telle envergure. Le pauvre Dwayne Johnson frétille des pectoraux en éspérant peut être sauvé ce qui peut l’être. Il a par ailleurs une dentition absolument parfaite quand il nous lâche un sourire dévastateur alors qu’il risque de périr au milieu de l’Océan Pacifique attaqué par une anguille … géante au moment même où il essaye d’atteindre le Nautilus caché dans une grotte de … l’Atlantide …

J’aimerais adressé un signe d’amitié à la journaliste du site internet de TF1 qui étais elle même sous acides quand elle rédigea sa critique du film et lui accorda 3 étoiles sur 5 possibles ! La Valérie en question semble avoir été conquise par la petite scène sur les pectoraux pré-cités puisqu’elle écrit : ” Dwayne Johnson (Be Cool, Fast and Furious 5) incarne une figure paternelle plutôt crédible. Aussi à l’aise dans les scènes d’action et de comédie que dans celles qui requiert plus de subtilité, l’acteur impose son charisme incroyable tout au long du métrage” Diantre je suppose que la subtilité oit résider dans sa catégorie à promettre à son beau fils que OUIIII il reviendra après avoir vaincu la méchante anguille ou alors peut être dans la scène où il demande à ce même beau fils de jeter des noisettes sur ses pectoraux afin de lui montrer comment séduire une femme …

Soyons clairs il n’y a absolument rien à garder et tout à jeter dans cette oeuvre appelée à devenir un film culte … dans la série Z.

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