La guerre des prénoms … tout savoir sur la popularité des prénoms de vos rejetons

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et toi tu préfères quoi?

Vous voulez savoir si votre prénom était original à l’époque ou l’on vous a baptisé. Ou essayer de comprendre pourquoi vous n’avez pas trouvé votre prénom dans le rayon Coca-cola. Peut être même avez vous une théorie sur la popularité d’un prénom que vous voulez vérifier : une corrélation entre un héros ou une héroïne de film ou de série et la soudaine popularité de son prénom. Peut être vous demandez-vous simplement combien d’homonymes sont nés la même année que vous…

Vous apprendrez beaucoup de choses grâce au site data-addict qui, comme son nom l’indique vous rendra vraiment accrocs aux statistiques nominatives ! 

Un article de Pierre Breteau publié dans slate le 18 juin dernier nous expliquait déjà tout ce qu’il fallait savoir sur les 800.000 naissances annuelles que compte notre pays. Quels jours et mois sont les plus féconds? Quelle est la date de naissance la plus répandue? Votre date d’anniversaire est-elle rare? et j’en passe…

On apprenait ainsi que si vous êtes né un 6 mai et que vous avez entre 3 ans et 45 ans, vous avez la date de naissance la plus répandue en France (coïncidence? C’est aussi celle de l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007 et François Hollande en 2012). Une information que l’auteur a cherchée sur la base d’une idée du New York Times et du journaliste de la NPR Matt Stiles, qui s’étaient amusés à recenser les jours les plus courants pour naître aux Etats-Unis. En France comme ailleurs, les naissances ne sont pas réparties de manière homogène sur l’année. Et si vous êtes né à la fin du printemps ou en été, sachez que vous êtes loin d’être les seuls puisque les mois de mai, juin, juillet et septembre sont ceux qui comptent le plus d’accouchements. La date de naissance la plus rare est d’ailleurs le 25 décembre, avec en moyenne 1.667 accouchements —normal, c’est un des jours fériés les plus importants et cette date d’anniversaire est déjà prise par un certain Jésus de Nazareth.

Mais alors Quid du prénom?

J’ai découvert un très bon papier de publié dans suite101.fr en 2010. Il y explique qu’au début du XXe siècle, la prééminence d’un prénom pouvait durer quelques décennies alors que, maintenant, c’est au mieux quelques années. Les prénoms sont de plus en plus éphémères et sont liés aux tendances du moment. Il s’agit d’un paradoxe : plus la liberté semble totale dans le choix des prénoms, plus les décisions individuelles se font dans un éventail restreint, comme si la société imposait des règles aux parents. Bien sur quand on parle de “société” on aurait plutôt tendance à penser “société médiatique” car les modes s’imposent au travers de la télévision et d’Internet, elles sont instantanées et jetables à l’envie. Pensez donc que “Isabelle” est resté au dessus des 10 000 naissances par an pendant presque 15 ans de 1960 à 1975 alors que “Théo” dépasse les 6000 en 1999 et retombe sous ce seuil dès 2005…

Pour les filles, les prénoms finissant en « ette » étaient à la mode dans les années 1920 et 1930. La population a vu apparaître de nombreuses Yvette, Huguette, Paulette ou encore Lucette. Cette mode fut remplacée par les prénoms en «iane»(Christiane, Liliane ou Josiane) dans les années 1940. Les sonorités « ine » ont pris le relais avec une explosion de Martine, Catherine (années 1950-1960), puis de Sandrine ou Delphine (années 1980) et, enfin, de Pauline ou Justine (années 1990). Dans les années 2000, les prénoms en « a », comme Léa, Maéva ou Sarah, sont très en vogue.

Pour les garçons, Jean est le prénom le plus fréquemment choisi de 1913 à 1937. Il succède aux Pierre, Louis et André, et précède les Michel, qui vont être les leaders jusqu’en 1955. Puis, jusqu’en 1970, les Philippe, Patrick, Thierry et Christophe se partagent la première place. À partir des années 1970, les sonorités « ien » et « in » sont très en vogue. Les Sébastien, Julien et Romain d’abord (années 1970 et 1980), puis Quentin, Valentin et Martin ensuite (années 1990). Les prénoms en « en » tels que Florent ou Clément ou Nathan sont aussi à la mode à la fin du XXe siècle. Dans les années 2000, ce sont les prénoms en « is » et en « o » les plus répandus : les maternités sont remplies de Yanis, de Mathis, de Théo et de Mattéo.

Les prénoms ne sont pas intemporels : ils permettent de deviner l’âge de leur porteur. C’est dans les années 1960 qu’un Thierry a la plus forte probabilité d’être né. Sébastien, prénom quasiment ignoré en 1966, culmine en 1976. De même, 1972 est l’année des Sandrine, prénom presque inconnu en 1962….
Alors qu’en est il en 2013 ?
J’ai pris quelques exemples … au hasard … Ainsi les Mohamed ont ils relativement stagné entre 1980 et 2000 avant de repartir à la hausse et de dépasser les Pierre en 2006… Les Pierre (glorieux prénom au demeurant) dépassaient allègrement les 10 000 naissances par an dans les années 50 et ont connu une lente et inexorable chute jusqu’à toucher le fond en 1975 avec seulement 2 425 naissances. Ils reprennent alors du poil de la bête jusque dans les années 90 avant de subir une nouvelle chute inexorable qui les amène en 2010 à moins de 1 300 naissances annuelles… Même chose pour les “Marie” qui étaient encore 30 000 à naitre chaque année en 1950 et qui ne sont plus que 1 974  en 2010 … ah oui quand on a un prénom de vieille c’est comme ça … Les Pascale ne devraient pas faire les malines puisque qu’après une heure de gloire avec 8 500 naissances en 1961 … elles sont moins de 10 chaque année depuis 2000 avec même des années totalement vierges … l’originalité à un coût…
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