Eu estou no Brasil

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Rio de Janeiro
Rio de Janeiro

Les joueurs de l’Equipe de France ne nous ont finalement pas déçus. Ils ont même peut être mis un point final à ce qui restera comme une grande période dans l’histoire du sport français… celle du Self Bashing.

Pensez donc, je ne suis pas né avec la coupe du monde de 1998 et son vibrant hommage aux valeurs de la mixité sportive. J’ai comme beaucoup connu les hurlements devant mon poste de télévision il y a 20 ans, presque jour pour jour, le 17 novembre 1993. La sono du Parc des Princes (le Stade de France n’existait pas encore) passait en boucle  “L’Amérique” de Joe Dassin alors que la France avait déjà un pied à la coupe du Monde aux Etats Unis. Au tableau d’affichage était inscrit un score de 1-1, des buts de Cantona et Kostadinov jusqu’à la dernière minute du temps réglementaire. C’est le moment où la star Ginola fait un centre trop long, que Kremenliev récupère. Kostadinov se lance et est taclé trop tard par Laurent Blanc. Il expédie une frappe sous la barre qui surprend Lama : La France est éliminée. Le choc à l’époque est énorme et pourtant, la France avait déjà raté la coupe du monde, en 1950 déjà au Brésil, en 1962 au Chili, en 1970 au Mexique (à croire que l’Amérique du Sud nous porte malheur), en 1974 en Allemagne, en 1990 en Italie et donc en 1994 aux Etats-Unis.  C’est encore pire pour les championnats d’Europe que nous ratons tous après 1964 (la France est nation organisatrice) et jusqu’en 1984, année pour laquelle nous sommes qualifiés en tant qu’organisateurs et qui est marquée par notre victoire … comme pour la coupe du monde de 1998. Cette fois la malédiction aura été levée !

Pour la première fois, la France va participer à une phase finale organisée au Brésil après le rendez vous manqué de 1950. Mais pour y faire quoi ?

ce à quoi Ribéry n'aura pas droit !
Ribéry devra rester sage !
Le Brésil c'est pas pour toi !
Le Brésil c’est demain

Disons le, l’équipe de Zidane ne fut qu’une parenthèse enchanteresse dans une réalité nettement moins glorieuse, parenthèse dont le dernier soubresaut fut la finale de coupe du monde face à l’Italie perdue sur un malheureux coup de tête en 2006. Entre temps il y eut le lamentable échec en Corée du Sud avec une élimination dès le premier tour, la rocambolesque tragi-comédie sud-africaine et les sélectionneurs jetés comme des bouts de papiers, responsables de tous les maux mais jamais des succès : Roger Lemerre gagne les championnats d’Europe en 2000 mais est éjecté dans les poubelles de l’histoire sportive après l’échec au mondial de 2002. Il est remplacé par Jacques Santini qui emporte la coupe des confédérations en 2003 et mène l’équipe en quart de finale du championnat d’Europe, sans panache et sans bruit avant de s’enfuir pour Tottenham. Raymond Domenech, la mal aimé maudit par tous les supporteurs qualifie l’équipe pour le Mondial 2006 et l’emmène en finale ce que seul Aimé Jacquet avait jamais réalisé avant lui . Qu’importe la France est éliminée aux premiers tours de l’Euro 2008 et de la coupe du monde 2010. Même sort pour l’équipe dirigée par Laurent Blanc à l’Euro 2012…

En un mot chers amis je dois avouer que je n’aurais pas eu de regret pour cette bande de sales gosses mal élevés qui ont trop souvent dédaigné de servir comme il se doit le maillot bleu. hier soir pourtant, devant ma télévision, avachi sur un canapé peu confortable, j’ai vibré. J’ai eu envie qu’elle marque, qu’elle soit récompensé pour la force, la colère et la ferveur qu’on pouvait lire dans les regards des joueurs en bleu. Même Benzema a frôlé la luxation de la mâchoire en produisant son premier sourire en bleu … Cette coupe du monde Ribéry, Nasri, Evra et autre Benzema y seront. On ne fantasme pas une victoire mais déjà qu’ils passent le premier tour, qu’ils en fassent la plus belle fête du football que nous puissions imaginer… Car cette fois c’est sur les plages de Rio que je m’emballerai … Pour ça j’ai envie d’oublier ces “anciens” toujours frais et faire confiance à ceux qui sont réellement enthousiasmants dans cette équipe Mamadou Sakho, Hugo Lloris, Olivier Giroud, Paul Pogba et Raphael Varane

Alors oui : Vivement le Brésil !

 

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