Comme un gout de déchéance présidentielle …

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1607063_10151996012714177_1702465988_nValérie Trierweller avait fait la promesse de tourner 7 ou 8 fois son pouce avant de taper le moindre tweet et moi j’ai fait la même chose avant de commencer à écrire cet article. Alors maintenant laissez moi vous dire que je suis comme l’immense majorité des français : un sacré faux cul ! Un faux cul car comme beaucoup j’ai trouvé la révélation de Closer scandaleuse et minable et comme beaucoup j’attends la suite des évènement et peut être d’ailleurs un nouveau tweet fameux de celle qui aura été et est peut être la première petite copine de France… Du vaudeville à foison, Plus belle la vie à la mode Borgen avec une touche de Scandal, comment voulez vous que je résiste ?

Au delà des commentaires divers et disgracieux, laissez moi donc ranger proprement mon costume de voyeur et reprendre celui de citoyen. Un citoyen qui entend que la vie privée de chacun soit respectée par tous. Il s’agit bien sur de la vie privée du Président de la République mais aussi de la votre et de la mienne qui sont depuis quelques années au mieux recyclées dans des études de marché, au pire scrutées par les ordinateurs de la défense nationale américaine et/ou française. J’en profite pour adresser mes respectueuses et amicales salutations à mes amis de la DCRI qui, comme chacun le sait, ne font plus dans le renseignement politique. Pour en revenir à notre glorieux dirigeant corrézien, il lui revient de faire mettre un terme à toutes les tentatives de la presse de caniveau de s’immiscer dans la vie privée de nos politiques. Pour ce faire je l’encourage à garantir un contrôle fiscal aux petits oignons pour le photographe, le rédactrice en chef de Closer, Laurence Pieau, le directeur de la publication, Arnaud de Puyfontaine et le propriétaire de la dite publication à savoir le groupe Mondadori dont le propriétaire n’est autre que … ça ne s’invente pas … Silvio Berlusconi dont François Hollande disait en décembre 2012 «Je ne pense pas qu’il y ait une perspective très sérieuse du côté de Berlusconi … Avec lui, ce qui est vrai un jour n’est pas forcément vrai le lendemain»… et c’est en spécialiste que se prononçait le Président Français… lui qui disait de Nicolas Sarkozy “ce président “m’as-tu-vu” qui nous installe tous en voyeurs » de sa vie privée… « moi Président, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire. » (raté !)

Le problème de notre “moi président” est d’avoir voulu installer sa compagne, Valérie Trierweller, dans des fonctions qui n’existaient pas, celles de “Première dame de France”. Ce faisant, il l’a privée de son métier, de sa liberté d’expression et d’action ce qu’elle accepta de plus ou moins bonne grâce parce qu’elle était “la femme de sa vie” … Étant, et c’est son droit, opposé à l’idée de se marier, François Hollande créa de facto un statut de Première concubine de France et engagea des finances publiques pour assurer la sécurité de la dame, ses voyages et organiser un cabinet spécifique avec conseillers en communication. Tout cela est fort bien mais somme toute peu légitime, surtout si la dame en question n’est en fait plus dans les faits la concubine du Président de la République et c’est bien là que cesse l’aspect “privé” de l’affaire.

Tout cela est in fine des plus pathétique… Voici donc un Président de la République âgé de 57 ans qui traverse Paris à scooter pour aller coucher avec une actrice de 16 ans de moins dans le dos de sa concubine officielle… Un Président qui succède à un autre qui, à peine élu divorçait de l’ex d’un présentateur de télévision pour tomber dingue in love d’un mannequin chanteuse connue pour s’être taper tout Paris (et New York et Londres) … Deux présidents amenés à se justifier en conférence de Presse à coups de “je clarifierai ma situation amoureuse en février” et de “Avec Carla c’est du sérieux” dans la salle même où le Général de Gaulle annonçait l’indépendance de l’Algérie, cette salle où il est apparu en grand uniforme de Général pour mettre fin à un coup d’État militaire, cette salle où Georges Pompidou citait Paul Eluard et où François Mitterrand défendait la création future de l’Euro…

J’ai cru un instant être revenu dans les années 30 mais  nous sommes en fait en 1899 quand Félix Faure (et non pas Edgard) s’éteignait à l’Élysée dans les bras de sa maitresse... nous attendrons encore longtemps le retour des Césars !

 

 

 

1 thought on “Comme un gout de déchéance présidentielle …

  1. Heuuuu citer Mitterrand qui a installé sa maitresse à l'élysée ainsi que son enfant illégitime…mouais…d'ailleurs je crois que c'est pour cela qu'on a voté en 1993 que les enfants issus de l'adultère avait droit à l'héritage comme les légitimes…mais excellent article, drôle sans être vulgaire et qui fait réfléchir…sur l'essence même du rôle du Chef d'Etat!

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