Real Men dont buy girls !

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Alors que l’émotion de la communauté internationale est à son comble suite à l’enlèvement de 200 jeunes femmes et filles par une h-20-2463845-1302615661secte terroriste islamiste au Nigéria, j’ai eu envie de me souvenir qu’on estime à un million le nombre d’enfants obligés de “travailler” dans l’industrie mondiale du sexe chaque année.

Ce marché mondial de l’esclavage sexuel génère un bénéfice annuel de $ 39,000,000,000 ce qui rend plus rentable la vente de jeunes filles et de jeunes garçons que le trafic de drogues ou d’armes…

Ashton
Ashton

En 2011, sous l’impulsion de la fondation d’Ashton Kutcher et Demi Moore, la DNA Foundation,  une campagne internationale de lutte contre l’esclavage sexuel a été lancée par les célébrités du monde entier… sans que rien ne change….

Quelques mois plus tôt, Jana Kohut racontait son histoire de femme adulte au Conseil des droits de l’homme :

« Je m’appelle Jana Kohut, je suis née en Bosnie, j’ai 30 ans. En septembre 2004, j’ai emménagé à Ljubljana, en Slovénie, pour mes études universitaires. Une de mes nouvelles connaissances, Romana, m’a proposé de partager son appartement. Rapidement, Romana, par sa gentillesse, est devenue mon amie, ma confidente.

Comme je cherchais du travail à côté de mes études, un jour, Romana m’a annoncé qu’elle avait arrangé un entretien d’embauche avec une société de comptabilité. Une femme m’attendait.

Au bout de dix minutes d’entretien, deux hommes ont surgi, m’ont entraînée dans une voiture. Je me débattais, je hurlais. Ils m’ont bandé les yeux. Arrivés à destination, ils m’ont violée et frappée ; puis ils m’ont injecté de l’héroïne et forcé à porter des accessoires pornographiques… Je n’ai plus jamais revu Romana. Mes geôliers m’affamaient et me droguaient pour me rendre plus docile. Si je résistais, ils me violaient et me battaient. Ils menaçaient de s’en prendre à ma petite sœur de 10 ans. Ils me forçaient à appeler ma mère pour la rassurer. Ils me faisaient sans cesse changer de lieu. Ils m’enveloppaient nue dans un drap, me bandaient les yeux et me jetaient dans la voiture. »

Pendant quatre mois, la jeune femme n’a été plus qu’un corps enfourché jour et nuit par des hommes « de tout âge, de toute catégorie sociale : des intellectuels, des travailleurs, des chômeurs, des policiers -en uniforme, des criminels ». Un jour, on lui glisse son passeport sous la porte. Jana réussit à s’échapper.

Quand on parle d’esclavage sexuel, chacun semble obséder par le second mot; on pense aux viols, aux sévices, aux larmes et aux peurs. On a tendance à oublier que le mot le plus important est probablement “esclavage” parce que c’est un mot que nous aimerions tant voir appartenir à l’histoire et au passé quand on vit au XXIème siècle !

 

 

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