pas vraiment en vrac ni par hasard, le regard putassier de Samir Nasri

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Le public d'Arsenal accueille le petit prince avec le respect du à ses valeurs
Le public d’Arsenal accueille le petit prince avec le respect du à ses valeurs

J’ai fait mon possible pour fuir pendant plusieurs semaines les alertes infos, BFMTV et ses congénères déprimants pour me concentrer avec efficacité sur des cocktails aux noms évocateurs tels que “detox” ou “zombie” aux terrasses ombragées de quelques troquets perdus en mer Égée. Une ballade le long des barrières rocailleuses transformées en frontières infranchissables pour les armées de Benito Mussolini et quelques tonnes de fromage fondu ingurgitées m’ont peu à  peu réconcilier avec la nature humaine. Alors il faut bien revenir doucement aux comptines morbides de l’actualité française et internationale.

Mais doucement quand même par exemple en débutant avec Samir Nasri, petit génie des quartiers Nord de Marseille et qui, à mes yeux fatigués, est le porte étendard de toute une jeunesse tant il mélange allègrement “franchise” et “honnêteté” avec “bêtise” et “muflerie”. Nasri n’est pas un crétin, ni même un petit con, il est à l’image de tous ces jeunes français qui n’ont ni valeur si ce n’est celle de l’argent, ni solidarité ou sentiment d’appartenance si ce n’est ce nombrilisme outrancier.

Le 10 août, Nasri donnait une interview au journal britannique le Guardian dans lequel il déclarait « Tant que Didier Deschamps sera là, je n’aurai pas ma chance. Il fait ce qu’il pense être le mieux pour son groupe et tout n’est pas de sa faute. C’est la presse qui raconte des choses sur moi, et certains joueurs de l’équipe de France qui disent qu’ils ont un problème avec moi aux médias, mais qui n’assument pas lorsque je suis en face. L’équipe de France ne me rend pas heureux. Je ne veux plus y aller. »

C’est cette dernière phrase qui m’a fat sourire à défaut de tiquer car finalement on retombe dans les travers de l’éducation de tous ces petits princes qui n’ont à la bouche que leur plaisir, leur bonheur oubliant un peu la désormais célébrissime phrase de JFK (le Président pas le journaliste) “Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.” De manière plus prosaïque cela signifie également que votre nombril, aussi charmant et douillet soit il, n’est pas le centre du monde et que 80 % de l’activité d’un homme, d’un vrai, n’est pas tournée vers son intérêt exclusif mais vers des intérêts autres et bien souvent supérieurs. Renonçant à cette équipe nationale qui ne le rend pas heureux, le « petit prince » va désormais pouvoir se concentrer uniquement sur sa carrière en club parce que là pour le coup on comprend qu’elle le satisfait pleinement, ou pour reprendre son expression, qu’elle le rend “heureux“.

C’est là que ça devient amusant, ou désespérant.  De 2004 à 2008 il avait fait le bonheur des supporteurs marseillais qui adorent les garçons mal élevés. Les cris d’amour de Nasri pour son club de formation ne résisteront pas longtemps face aux sirènes d’Arsenal où le joueur s’engage pour quatre ans et une indemnité de 16,8 millions d’euros… sans compter le salaire fixe et les revenus annexes… A Arsenal Nasri devient uns star internationale et après une saison difficile il termine même la saison 2010 – 2011 il fait partie de la liste des six joueurs nommés pour le traditionnel trophée PFA, titre de meilleur joueur de l’année en Premier League. C’est alors qu’il quitte Londres pour le nouveau club le plus riche d’Angleterre Manchester City qui fait de lui le joueur français le mieux payé de l’histoire devant les ancêtres Platini et Zidane ou même les meilleurs joueurs de sa génération comme Karim Benzema avec près de 11 millions d’€ par an !

Depuis son départ de Londres, Nasri est devenu la bête noire des supporteurs qui le chambrent assez méchamment à chaque passage dans leur stade et comme le déclarait Nasri à quelques heures d’un match Arsenal – Manchester :  « Honnêtement, nous les joueurs, nous regardons ce qui est bon pour nos intérêts et notre carrière. Aller à Manchester City, c’était le meilleur choix. Aujourd’hui j’ai gagné des trophées, je suis heureux et j’ai une meilleure vie. »

Il y a une chose qu’on ne peut retirer à Nasri : il assume pleinement n’avoir qu’une seule valeur et être heureux avec, l’argent et ce n’est pas la très sexy Anara Atanes, compagne de Nasri et icône de la vulgarité qui s’en plaindra !

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