Merci pour ce moment

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François Hollande
François Hollande

Le clin d’œil ressemble davantage à une bonne grosse claque sur les fesses et pourtant, s’il est une chose qu’on ne peut retirer au livre de Valérie Trierweler c’est la qualité de son titre. A lui seul il exprime tous les sentiments que l’on peut ressentir quand deux âmes se séparent. On a d’abord envie de dire merci, un merci avec les dents. Un merci au regard vibrant de rage. Un merci cinglant, violent et indécent mais un merci quand même.

Merci pour des années de joyeuse noyade, merci pour la conquête victorieuse, le quotidien à la fois trivial et sensuel. Merci pour les sentiments, les “je t’aime” griffonnés à la hâte ou susurrés à l’oreille à la nuit tombée.

Merci pour les surprises et les sourires, les colères et les injustices.
Merci pour ce dîner, ces caresses, la chaleur moite de deux corps qui s’enlacent au petit matin.
Merci pour les danses, les soirées, les engueulades et les réconciliations.
Merci pour la peur, les “tout ira bien” et les larmes.

Merci pour les projets fous, les ambitions , les inconsciences et le retour à la réalité. Merci de n’avoir jamais voulu m’épouser …Merci pour ces croissants apportés à une autre en scooter au lever du soleil… Merci d’avoir été suffisamment con pour s’être fait choper par des photographes alors qu’on est l’homme le plus protégé de France … Merci de ne même pas avoir tenté d’empêcher la publication des photos … Merci de m’avoir publiquement répudiée par communiqué de presse … Merci pour ce moment …

En quatre mots tout était dit et l’histoire était close. Le reste des écrits de l’ex première petite copine de France ne peut être que le récit d’une descente aux enfers d’un homme qui croyait être enfin arrivé là où le destin le portait. François Hollande s’est laissé porter non par le destin mais par le hasard avec cette croyance invraisemblable que tout irait bien, que son étoile le guiderait pour être un grand président. Cette étoile n’était que le reflet de la lumière un peu glauque d’une ampoule grésillante dans le couloir de service d’un hôtel New-Yorkais et François Hollande n’est que lui même, un homme qui vit et gouverne au gré des vents et des hasards.

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