Fumer, mastiquer, vapoter ou laissez nous mourir en paix !

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Vapoter tue le cancer
Vapoter tue le cancer

Fumer tue ça ne fait plus aucun doute et c’est pour ça que c’est PAS BIEN et c’est pour ça que nous avons tous commencer un jour …. faire ce qui n’est pas bien nous donnait l’impression de vivre davantage à défaut de vivre mieux. Au fil du temps, en fait en quelques semaines, l’addiction fit son œuvre, bien installée dans notre sang et nos habitudes malsaines. Cette fumée qui venait titiller le fond de la gorge était le nouveau doudou de notre adolescence , apaisant, rassurant et puant.

Au début de l’année 2014 le Médecin général des États-Unis a fait le bilan  de la lutte contre le tabagisme 50 ans après la publication du rapport qui établissait pour la première fois un lien entre cigarette et cancer du poumon. Depuis la publication de ce premier rapport du Médecin général le 11 janvier 1964, plus de 20 millions d’Américains sont morts à cause de la cigarette, dont 2,5 millions dus au tabagisme passif…

Le tabac tue de mille et une façon

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le tabac est la deuxième plus grande cause de mortalité dans le monde soit cinq millions de morts par périodes de 12 mois. Il s’agit du seul produit légalement en vente qui entraîne la mort lorsqu’il est utilisé exactement comme le prévoit le fabricant. En France, ce sont quelque 66 000 personnes qui meurent chaque année des conséquences du tabac dont 27 000 par un cancer du poumon. Pour un fumeur sur quatre, la perte moyenne d’espérance de vie est de vingt ans et l’age du décès arrive souvent avant 65 ans.

Le tabac est actuellement responsable du décès d’un adulte sur 10 (soit environ 5 millions de morts par an). Si le tabagisme continue sur sa lancée actuelle, il provoquera environ 10 millions de morts par an d’ici à 2020. Ainsi, par rapport à un non-fumeur, le risque de cancer d’un fumeur est multiplié par :

La fréquence des cancers du poumon est proportionnelle au nombre de cigarettes fumées chaque jour. Cette fréquence est déjà augmentée dès 5 cigarettes par jour …

Alors oui on veut arrêter de fumer !

on peut le faire sans aide, juste par la force de la volonté si ça marche ou on peut le faire avec des substitut tels que des patch ou des bonbons à la nicotine. Le marché des substituts nicotiniques rapporte des milliards à l’industrie pharmaceutique à coup de patch à la bonne conscience ou de bonbons à croquer ou à sucer … Un marché juteux qui s’est effondré avec l’apparition de la cigarette électronique … Face à son succès c’est un déchainement d’études qui se succèdent pour dire que c’est soit sans danger, soit dangereux mais moins que la cigarette et depuis peu que c’est PLUS dangereux que la vraie cigarette.

On assiste à une véritable guerre sociale de la part non seulement des non fumeurs qui semblent craindre que l’ecigarette ne marque la fin de leur tranquillité, mais aussi des fumeurs assumés qui trouvent l’ustensile inutile, moche et “pas cool” … Bref je l’avais déjà écris : le vapoteur est un peu le bisexuel du tabac, moqué par les uns, honni par les autres.

A la fin du mois de novembre, à la une des médias on trouve une étude japonaise selon laquelle les vapeurs de cigarette électronique seraient toxiques pour la santé. Certaines contiendraient même des substances cancérigènes en quantités supérieures à une cigarette normale… Ça  fait peur !

C’est alors que le fameux Matt. P se lance dans la recherche de la dite étude pour en savoir plus et voici son commentaire : “Après avoir lu cette étude, je n’ai pas très bien compris les différentes technologies testées, mais une chose est sûre, c’est qu’il y a bien parmi elles le modèle en photo avec e-liquide. Par contre la conclusion de l’étude est la suivante : “in most cases, the levels are lower than those in tobacco cigarette smoke “. L’étude pointe surtout les différences de voltage : plus il est important, et plus il génère de substances “nocives” , et surtout elle indique que 4 modèles sur 13 n’en génèrent pas. Il y aussi un seul modèle qui secrète une subtance nocive (le formaldehyde) dans des quantités importantes mais toujours 6 fois moins que dans une cigarette standard. Cela invite ainsi à mieux contrôler les différents modèles. Néanmoins, je ne comprends pas où les médias ont vu que c’était + toxique qu’une cigarette habituelle ??

Le problème c’est l’incompréhension qu’il peut y avoir en ce qui concerne l’usage de la cigarette électronique. Ce que l’on sait à ce jour c’est que dans presque tous les cas elle est nettement moins nocive que la cigarette pour le fumeur et dans tous les cas pour son entourage. Ce que l’on ne veut pas comprendre c’est qu’il s’agit d’un outil servant à un arrêt en douceur, très rapide en matière d’arrêt de la consommation de tabac, et relativement lent en ce qui concerne celui de la nicotine. Ce que l’on refuse de voir c’est que la thématique “cigarette électronique” est d’abord une affaire de gros sous. Prenez par exemple Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé qui s’est lancée avec dextérité dans une guerre contre le tabac et l’ecigarette. Jusqu’en 2009, elle appartenait au Club Avenir de la santé, un groupe de pression financé par GlaxoSmithKline. GSK, qui produit…des patchs à la nicotine Niquitin. Elle considère aujourd’hui qu’il faut limiter autant que possible l’usage des cigarettes électroniques.. qui font perdre de l’argent à son “ancien” employeur … GSK …

La cigarette électronique n’est probablement pas la réponse à tous les problèmes soulevés par le tabac mais c’est une réponse, souvent efficace. En ce qui me concerne j’ai écrasé ma dernière cigarette il y a presque deux ans et depuis je baisse de manière continue ma dose de nicotine … cette semaine j’ai acheté mon premier eliquide avec 0 nicotine …

(1) passages en italique issus du blog  de Quentin Gerbaux

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