Ambroise Devaux, mon camarade, sa disparition et notre chagrin

Share
Ambroise devaux
Ambroise devaux

Certaines disparitions vous touchent plus que d’autres, peut être parce qu’elles vous renvoient à votre propre mort tel un miroir maléfique projetant l’ombre de votre vie, de vos réussites et de vos échecs.

La disparition d’Ambroise Devaux est à mes yeux de celles-ci. Ambroise était un haut fonctionnaire dont la carrière et la vie étaient indissociables de l’outre-mer. Originaire de Guadeloupe, il avait démarré sa carrière à la Sous Préfecture de Saint Barthélémy-Saint Martin avant d’être le premier Directeur Adjoint de cabinet du délégué général à l’outre-mer. A l’été 2010, il rejoignait la Guyane comme Sous préfet délégué à la Cohésion sociale et à la Jeunesse. Le président de la région rappelle aujourd’hui qu’au cours de cette mission « qu’il qualifiait lui-même, d’engagement sincère au service « de la promotion de l’audace ultramarine », il a laissé une image plus que favorable, auprès de son entourage professionnel, de part l’expression de ses grandes qualités morales, basées sur une écoute, plus que minutieuse, des attentes formulées par les élus locaux. »

Ambroise était en effet un homme à l’écoute attentive ; un homme qui écoutait avec les oreilles, les yeux et les mains. Ambroise servait l’État, à sa façon, avec une rare humanité, un sourire et un humour dont il ne s’est jamais départi dans l’ensemble de ses postes, dans les moments heureux et les autres plus difficiles. Malade, il était rentré à Paris mais poursuivait avec courage et abnégation son activité comme directeur de cabinet de la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-Mer.

Il est décédé à 52 ans. Depuis l’annonce de son décès et les images de son enterrement je ne peux m’empêcher de penser à ses enfants, a cette vie qu’il s’est construite, à son acharnement répété à briser les codes de la société tout en préservant leurs apparences par respect et politesse … un sous préfet né !

J’avais déjà peine à imaginer qu’Ambroise ait pu avoir 52 ans tant son regard était celui d’un jeune homme… quand à penser à la mort … bref j’ai perdu plus qu’un collègue, j’ai perdu un ami, un camarade que l’on croise régulièrement à chaque étape de sa vie professionnelle. De ces gens qu’on prend dans ses bras en se promettant qu’on va vite se revoir pour passer une soirée ensemble ou juste boire un verre à la prochaine mission. Parfois on le fait et parfois on oublie… certains de ces “parfois” ne peuvent se rattraper et ça il ne faut plus l’oublier.

url2
Ambroise en 2010 au moment de rejoindre le cabinet du Préfet, délégué général à l’outre-mer

2 thoughts on “Ambroise Devaux, mon camarade, sa disparition et notre chagrin

  1. J ai été la secrétaire d Ambroise de 1997 à 2002 à la direction de la vie associative de la ville des Abymes, il m a appris à travaillé dans le respect des tâches . Jean Pierre LOUBER et moi nous lui devons beaucoup nous partageons beaucoup de choses. Nous étions une équipe soudée ‘ nous sommes aujourd’hui tous 2 rédacteur grâce à lui’ jamais nous ne t oublierons DIRECTEUR ‘ merci merci. Pourquoi es t parti si tôt. Tes collègues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *