Sida, le tout début d’une rémission espérée ?

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C’est une jeune Française de 18 ans qui donne un peu plus d’espoir à la recherche et aux malades.

Child's hands holding an HIV awareness ribbon, Cape Town, South Africa
Child’s hands holding an HIV awareness ribbon, Cape Town, South Africa

En effet, depuis l’identification du VIH, le sida a fait plus de 20 millions de victimes. Chaque année, on dénombre près de 3 millions de nouvelles contaminations. La première bonne nouvelle c’est que le taux annuel de nouvelles infections a chuté de 21% entre 1997 et 2010, selon l’Onusida, le programme communs des Nations Unies sur le VIH. Paradoxalement, le nombre de personnes vivant avec le VIH/sida n’a jamais été aussi important, principalement en raison d’un meilleur accès aux traitements. Dans le monde on compte 34 millions de personnes vivant avec le VIH chiffre (2011 disponible en 2014).

Pourtant, selon l’Onusida, nous n’avons jamais été aussi prêts de la fin de l’épidémie à court terme : « la science, l’appui politique et la riposte communautaire commencent à produire des résultats certains et tangibles ». Le bénéfice de l’amélioration de l’accès aux traitements, qui concerne désormais plus de 8 millions de personnes dans le monde, est cependant tempéré par la progression de l’épidémie dans certaines zones.

La bonne nouvelle du jour, c’est ce qu’est en train de vivre cette jeune française de 18 ans qui avait été infectée par le virus du sida pendant la grossesse de sa mère….  cette jeune femme est en rémission et c’est un premier cas mondial.

« Elle n’est pas guérie du VIH, elle est en rémission c’est-à-dire qu’elle a trouvé la capacité, avec son système immunitaire, à contrôler le virus », explique Jean-François Delfraissy, directeur de l’agence nationale de recherche sur le Sida.

Contaminée à la naissance, cette jeune Française avait été sous traitement antirétroviral jusqu’à l’âge de 6 ans, traitement stoppé par la suite à la demande de la famille. Maintenant âgée d’un peu plus de 18 ans, cette jeune femme « présente toujours une charge virale indétectable (…) sans avoir jamais repris d’antirétroviraux ». La jeune femme « ne présente aucun des facteurs génétiques connus pour être associés à un contrôle naturel de l’infection », a relevé le Dr Asier Sáez-Cirión en assurant que « c’est le fait d’avoir reçu très tôt après sa contamination une combinaison d’antirétroviraux qui lui permet d’être en rémission virologique depuis aussi longtemps ».

« Cette jeune femme reste infectée par le VIH et il est impossible de prédire l’évolution de son état de santé », a-t-il ajouté. Toutefois, ce cas permet de plaider « en faveur d’une mise sous traitement antirétroviral de tous les enfants nés de mères séropositives le plus tôt possible après la naissance ».

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